Pas de vacances, M. Hulot

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Pas de vacances, M. Hulot

L’été est chaud pour M. Hulot. Entre abattages de loups contestés, plan sécheresse, querelles sur les parcs marins et scuds de Brigitte Bardot, pas de congés jusqu’ici pour le ministre le plus populaire.

Si d’aventure il en doutait, le porteur de la Transition écologique saura que l’environnement est un monde sans repos. Après son malaise à l’Assemblée nationale, l’ancien journaliste et présentateur a encore dû monter au créneau contre le braconnage des ortolans ou pour la défense du bassin d’Arcachon. À chaque fois ont suivi des accès de fièvre localisés et virulents.

À se demander où l’aventurier d’Ushuaia pourrait trouver refuge en France s’il lui venait des envies de déconnexion. Pas du côté du futur ou peut-être ex-aéroport de Notre-Dame-des-Landes : trop de tensions. Pas dans les parages de Fessenheim, ni des 17 centrales nucléaires qu’il prévoit de fermer : trop de polémiques. Pas en Méditerranée : il ne pourrait y éviter durablement la grogne contre les boues rouges.

Aucune région n’échappe plus au débat écologique. Air des villes ou animaux des champs, nucléaire à Flamanville ou feux de forêt, Hulot est attendu partout de pied ferme, son influence épiée de toute part.

Même dans la paisible Meuse, les opposants à la poubelle nucléaire de Bure guettent ce week-end son soutien. Ils ont avec eux des ingénieurs qui viennent de pointer des lacunes de sécurité. Alors que depuis 25 ans l’État promet d’injecter les milliards d’euros…

Y compris s’il se tait, Hulot fait du bruit. Avec ses revenus passés notamment, les plus élevés de l’équipe Macron. Les enquêtes d’opinion le créditent en revanche d’une cote en baisse, avant même ses premières grandes décisions. L’automne aussi s’annonce chaud.

DNA/DNA/L’éditorial de Didier Rose ((12/08/2017)

Publié dans Environnement

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