Nos amies les chauves-souris

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Vendredi, la médiathèque proposait une soirée de projection sur le thème de la chauve-souris, en partenariat avec le Gepma (Groupe d’études et de protection des mammifères d’Alsace).

 

À la recherche des petites bestioles, avec des récepteurs d’ultrasons. PHOTO DNA

Peu connues du grand public, les chauves-souris sont représentées par une vingtaine d’espèces dans le massif vosgien (pipistrelles, barbastrelles, murins, etc.). Dans nos régions, ces mammifères sont insectivores et n’en demeurent pas moins fascinants et méconnus.

La réunion organisée vendredi soir à la médiathèque a attiré une trentaine de participants, preuve que le sujet ne manque pas d’intéresser ou d’intriguer.

La responsable du GEPMA, Laurie Jeandel, expliquait que « les détecteurs à ultrasons vont permettre de montrer la réalité de la présence des chauves-souris, un soir d’été, quand elles sont en chasse d’insectes ».

Selon les espèces, les chiroptères émettent des ultrasons (inaudibles pour l’oreille humaine) différents, qui sont propres à l’espèce, et qui leur servent à repérer leurs proies, à la manière d’un sonar de sous-marin.

Des tonnes d’insectes

Le détecteur va convertir ces ultrasons en sons audibles. Il faut savoir que ces petites bêtes consomment des tonnes d’insectes (mouches, moustiques, papillons…) chaque année, prenant le relais des oiseaux durant la nuit. Elles sont donc essentielles aux agriculteurs, viticulteurs et sont protégées par la loi, en France, de même que leurs gîtes (vieux arbres, clochers, combles, grottes…) où elles hibernent. Leurs déjections se présentent sous forme de résidus brillants (aile et élytre d’insectes) qui s’effritent sous les doigts. Ce guano de chauve-souris est un excellent engrais, mais il faut le couper à 50 % avec de l’eau. Elles hibernent, en attendant des jours meilleurs dans des endroits à humidité fixe, et chauds (par rapport à l’extérieur) comme les grottes, mais un vieux tronc ou une maison non chauffée font aussi l’affaire. « Nous allons partir pour rencontrer et écouter, à l’aide de détecteurs à ultrasons, ces fascinantes voisines nocturnes », indiquait Laurie.

Les rues de Marlenheim ont permis à tous (et notamment aux enfants, très impliqués) d’identifier l’une ou l’autre chauve-souris passant près du groupe, parfaitement invisible sinon. « Mieux connaître pour mieux cohabiter, c’est le but recherché ! », conclut Laurie.

Renseignements : Gepma 03 88 22 53 51 – contact@gepma.org . SOS : 06 87 14 66 78.

DNA/DNA/J.-M. R. (28/08/2017)

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