Mon toit et mes bois

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Une retraite entre les hêtres. Diana Fischer a élu domicile, pour la deuxième partie de sa vie, en pleine forêt d’Oberhaslach. Un patrimoine partagé en famille.

Diana Fischer, entourée de son époux, de sa fille et de ses chiens. Photo : DNA

La forêt, chez les Fischer, est une histoire de famille. « Maman m’a transmis ce goût » remarque Diana qui est alsacienne du côté de sa mère (Urmatt) et américaine par la branche paternelle.

Une affaire de goût et d’héritage : Diana Fischer partage avec son frère 60ha de forêts près de la scierie SIAT. Elle s’y rend régulièrement « pour nourrir le gibier ». « J’ai un permis de chasse mais je n’aime pas tirer. Je laisse cela aux invités », précise-t-elle en ajoutant « j’ai appris à connaître la forêt avec les Forestiers d’Alsace, structure qui aide et donne des conseils en matière d’exploitation forestière ». En découle une gestion écologique et saine de cet environnement considéré comme « un plaisir plus qu’un placement ».

Elle était en charge du service informatique de l’OTAN

Pour preuve : Diana coule sa paisible retraite dans les bois. Non pas dans sa forêt mais sur les hauteurs d’Oberhaslach, au beau milieu d’arbres qui dans le passé ont appartenu à son grand-père et qui aujourd’hui sont la propriété d’un scieur belge. Un sacré changement de décor pour celle qui avant 2004 était en charge du service informatique de l’OTAN. Exit les accords politico-militaires et place à la bonne entente avec les cerfs, sangliers et chevreuils. Diana vit désormais avec son époux Larry et sa fille Cathy dans « un ancien pavillon de chasse des cardinaux des Rohan ».

L’endroit se mérite. La boîte aux lettres est installée 300 m plus loin, en contrebas d’un chemin plus que cabossé où le postier préfère ne pas s’aventurer. La demeure - qui appartient à la famille depuis 1820 - n’est donc pas facile d’accès. Mais ses portes n’en restent pas moins grandes ouvertes : Cathy sa fille y a même trouvé un toit pour ses chevaux qu’elle promène régulièrement dans les bois voisins. Sans oublier le neveu « qui vient régulièrement pour courir avec les chiens en forêt ».

Sous les étoiles

Bref, tout le monde trouve facilement sa place dans ce lieu de quiétude. Un havre de paix pour notre retraitée de l’OTAN. Surtout en été où l’exposition de la maison permet même en cas de forte chaleur de maintenir un peu de fraîcheur.

Le soir venant, Diana et Larry ont pour habitude regarder les étoiles. Diana pense alors à son autre fille, Renée qui vit, elle, aux Etats-Unis, au beau milieu cette fois des douglas et autres séquoias.

DNA/DNA/DG (09/08/2017)

Publié dans Portrait

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Claude Z. 11/08/2017 10:48

A priori la "bonne entente avec les cerfs, sangliers et chevreuils" a des limites puisque, après avoir été côtoyés, nourris etc. par les propriétaires des lieux, les "invités" arrivent et, comme au ball-trap, réduisent à néant ce "havre de paix"... Ce n'est pas vraiment l'idée que je me fais du paradis et, pour tout dire, voilà une mentalité qui me révulse !

Jean-Louis 11/08/2017 06:27

Dommage : toujours cette foutue contradiction entre l'amour de la nature et... la chasse !
Je ne comprendrais jamais comment on peut d'une part donner à manger aux bêtes (le "gibier" comme ils disent...) et les faire abattre d'autre part !
Voilà 60ha qui pourrait sans cela constituer un magnifique "refuge" si l'on y interdisait cette activité !