Hulot annonce le gasoil aussi cher que l’essence

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Pour son premier entretien télévisé en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot s’est positionné hier sur le plateau de BFMTV sur plusieurs dossiers dont celui de la taxation du gazole.

Nicolas Hulot. Photo AFP

Nicolas Hulot. Photo AFP

Permis d’exploration d’hydrocarbures, pollution de l’air… Invité hier de BFMTV, Nicolas Hulot a annoncé son intention de remettre à plat de grands dossiers, affichant cependant un mélange de détermination et de prudence.

Taxation du gazole

Après un mois de mandat, le ministre de la Transition écologique et solidaire a souligné qu’il héritait souvent de situations installées depuis des années. Ainsi, concernant la pollution atmosphérique, le rapprochement des fiscalités du gazole et de l’essence se poursuivra, pour arriver au même niveau « dans un horizon assez proche », a-t-il confirmé, sans donner de calendrier. « J’ai bien conscience que les personnes éloignées des centres urbains par les prix du marché immobilier n’ont souvent pas accès à des transports doux, et on les a incitées pendant des années à acheter des véhicules polluants », a-t-il ajouté. « Je dois aussi penser à ces personnes qu’on a mises dans une impasse ».

Hydrocarbures : certains permis gelés

Le ministre s’est montré plus tranché sur les permis d’exploration d’hydrocarbures, avec l’annonce, d’ici à l’automne, d’une loi qui modifiera le code minier, pour empêcher tout nouveau permis en France, Outre-mer inclus. Il a cependant jugé difficile d’agir au niveau de l’exploitation liée à des permis déjà accordés, estimant que cela ouvrirait la voie à de nombreux litiges entre l’État et les compagnies concernées. Des déclarations qui s’inscrivent dans la lignée de propos tenus en février par Emmanuel Macron, alors candidat à l’élection présidentielle, qui s’était dit opposé à la recherche de gaz de schiste en France métropolitaine. Le ministre de la Transition écologique s’est également montré prudent au sujet de l’extraction de sable à Lannion, renvoyant la balle à Bercy tout en réitérant son opposition personnelle.

Perturbateurs endocriniens : fermeté

Sur ce dossier, Nicolas Hulot a voulu rassurer quant à la position française à Bruxelles. « La France va rester ferme. Mon rôle, c’est d’aider à protéger les Français de ces empoisonnements », a-t-il assuré, alors qu’un nouveau vote des États européens est attendu le 4 juillet prochain.

La fin de la corrida ?

Ministre ou pas, Nicolas Hulot émet toujours des réserves sur la corrida et reste sur sa ligne : « Je ne vais pas changer d’avis parce que je suis ministre. Je ne suis pas pour. Mais en même temps, ma position doit-elle primer sur un débat de société ? C’est un débat culturel, et je pense qu’il ne faut pas l’esquiver ».

États généraux de l’alimentation

Annoncée par le ministère de l’Agriculture, Hulot a rappelé que cette initiative était à l’origine son idée, et qu’une fois abordées les premières urgences de la profession agricole, il faudrait élargir le débat aux modes de production et de consommation. L’idée est, selon lui, de « sortir avec une feuille de route qui soit un nouveau virage de ces modes de production et de consommation et qui sache réconcilier urbain et rural, et donner de la dignité et de la sécurité à nos paysans ».

DNA (24/06/2017)

Publié dans Environnement

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Bruno David 24/06/2017 15:35

Oui heureusement qu'il est la pour faire avancer les choses ...

Jean-Louis 24/06/2017 13:26

Gazole : Il serait intéressant de savoir si cette hausse des prix va s’appliquer à TOUS les usagers (PL compris) ou seulement à nous autres !
Corrida : N. Hulot n’aime pas mais, comme son patron, lui, est afficionados, il ne va tout de même pas aller contre la volonté du boss !