Douze brebis victime d’une attaque sauvage

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Un troupeau de brebis a été la cible d’une attaque dans la nuit du 18 au 19 mai à Geishouse dans la vallée de la Thur. Douze bêtes ont péri. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage s’est rendu sur les lieux pour effectuer un constat et réaliser des prélèvements.

A la ferme du Runtzenbach à Mollau, on a fait le choix de bergers d’Anatolie et d’une clôture électrique pour protéger les troupeaux. Photo : DNA - Gregoire GAUCHET

A la ferme du Runtzenbach à Mollau, on a fait le choix de bergers d’Anatolie et d’une clôture électrique pour protéger les troupeaux. Photo : DNA - Gregoire GAUCHET

L’attaque s’est produite de nuit dans un enclos situé en contrebas de la bergerie, sur la route du col du Haag, à 750 m d’altitude et à 200 m du cimetière de ce village de montagne situé sur les flancs du Stoerkenkopf (massif du Grand Ballon). Quatre-vint-dix huit brebis y passaient la nuit. Douze ont péri.

L’éleveur estime qu’il s’agit d’un loup

Pour l’éleveur concerné, Michel Zeller, de Geishouse, « la probabilité pour s’il s’agisse d’un loup est de 80 %. Une brebis a eu la cage thoracique et le gigot mangé, deux autres ont eu la nuque brisée », détaille-t-il. L’ONCFS s’est rendu sur place pour dresser un constat et effectuer des prélèvements. Seules les analyses permettront d’identifier formellement l’animal à l’origine de l’attaque : loup, chien errant, voire félin, le lynx jurassien Arcos relâché dans le Palatinat vers la frontière franco-allemande semblant s’être fixé sur les hauteurs de la vallée de Munster, quelques kilomètres au nord.

Pour l’éleveur la question est d’importance : l’imputation de l’attaque à un grand prédateur ouvre droit à indemnisation de la part de l’État.

Il faut attendre les conclusions de l’ONCFS

Si tant est que le loup soit responsable, il s’agirait de la première attaque recensée sur un troupeau dans la vallée de la Thur. Jusqu’à présent, les attaques se sont concentrées sur le secteur La Bresse-Cornimont-Ventron (Vosges) reconnu zone de présence permanente du loup des Hautes Vosges, et dans l’ouest du département des Vosges.

Le troupeau attaqué à Geishouse ne bénéficie pas d’aménagements de protection. En liaison avec la Direction Départementale du Territoire, Michel Zeller a indiqué hier qu’il allait étudier la possibilité de s’équiper d’une clôture électrifiée.

À Mollau (vallée de Saint-Amarin), en 2016, un autre éleveur de brebis a quant à lui anticipé l’arrivée du loup en achetant des chiens de protection, des bergers d’Anatolie.

DNA/G.G. (04/06/2017)

Publié dans Environnement

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