Le Torcol fourmilier

Publié le par Jean-Louis Schmitt

« Il avance, furtif, dans sa robe d’écailles,

Sondant les alentours en quête de fourmis.

Son plumage cryptique au milieu des broussailles

Le rend presque invisible aux yeux des ennemis. »

Photo : Jean-Louis Schmitt

Photo : Jean-Louis Schmitt

L’aspect reptilien du Torcol fourmilier n’est plus à démontrer ! A mi-chemin entre plumes et écailles, sa livrée couleur d’automne passe inaperçue dans les feuilles mortes et les herbes sèches. Sa façon de louvoyer entre les touffes de végétation fait penser davantage à un serpent qu’à un oiseau. S’il est surpris ou dérangé, au sol ou au nid, il se contorsionne de telle manière que son cou s’étire et se tord à l’extrême, donnant à sa tête aux plumes hérissées une expression étonnée qui nous entraîne involontairement à tourner aussi la nôtre. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé torcol !

Afin de pousser la comparaison un peu plus loin, il associe à ces torsions presque comiques, des sifflements faciles à confondre avec ceux d’un serpent. Il n’en faut pas plus pour décourager d’éventuels prédateurs, croyant avoir affaire à un venimeux adversaire ! 

Photo : JLS (Cliquez pour agrandir)

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