La nomination de Nicolas Hulot fait chuter les actions d'EDF en bourse

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Alors que les actions d’EDF avaient bondi de 7 % mardi à l’annonce de la nomination d’Edouard Philippe…

Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire du gouvernement d'Edouard Philippe, applaudit Ségolène Royal, sa prédécesseure, lors de la passation de pouvoirs le 17 mai 2017. - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire du gouvernement d'Edouard Philippe, applaudit Ségolène Royal, sa prédécesseure, lors de la passation de pouvoirs le 17 mai 2017. - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

La nomination de Nicolas Hulot ne fait pas que des heureux. Si les ONG se frottent les mains, EDF ne partage pas tout à fait cette joie. Depuis la nomination ce mercredi de Nicolas Hulot comme ministre d’Etat en charge de la Transition écologique et solidaire, l’action d’EDF a perdu 6,57 % à la Bourse de Paris.

Pour Nicolas Hulot, il faut « repositionner EDF dans une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique »

 

Les investisseurs du géant de l’électricité craignent que le nouveau ministre, ancien militant écologiste, se positionne contre les intérêts d’EDF dans l’exploitation de ses centrales nucléaires. En pleine campagne présidentielle, l’ancien animateur de TF1 avait déclaré,dans le journal Libération, la nécessité de « repositionner EDF (…) dans une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique ».

 

« Problèmes industriels, pertes de compétences, risques sur la sûreté nucléaire, fragilité financière, cette entreprise chère aux Français apparaît de plus en plus comme un colosse aux pieds d’argile et à l’avenir incertain », expliquait Nicolas Hulot. L’homme avançait qu’EDF n’investissait pas assez dans les énergies renouvelables. Cette perte de vitesse en bourse intervient alors qu’elle avait grimpé de 7 % la veille, ce mardi, lors de la nomination d’Edouard Philippe, ancien lobbyiste d’Areva.

 

20 Minutes/Manon Aublanc (18 mai 2017)

 

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"La fermeture de Fessenheim aura lieu dans la concertation"

Centrale de Fessenheim

Centrale de Fessenheim

Invité au 20h de France 2, le nouveau ministre de la Transition énergique et solidaire a confirmé la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne. Il a aussi affirmé que "l'on ne pourra se passer demain matin du nucléaire".

 

Les interrogations qui entourent la nomination de Nicolas Hulot sont nombreuses. Les questions sur le dossier du nucléaire ont notamment fait plonger en Bourse l'action EDF, mercredi.

 

Invité de France 2 ce jeudi 18 mai, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire a eu l'occasion de préciser les choses. Il a notamment confirmé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. "C'était le dernier acte politique de Ségolène Royal (ministre de l'Écologie jusqu'à mercredi dernier, ndlr) et j'ai promis de préserver l'acquis de Ségolène Royal et donc elle aura lieu (la fermeture, ndlr) dans la concertation", a-t-il déclaré.

Publié dans Nucléaire

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