Un des forts les plus verts

Publié le par Jean-Louis Schmitt

À Illkirch-Graffenstaden, le parc du fort Uhrich vient de rouvrir ses portes au public pour la saison. L’occasion de franchir le portail d’un site plus « zen » que martial.

Au fort Uhrich, la végétation est partout. Photo : DNA - Jean-Christophe DORN

Au fort Uhrich, la végétation est partout. Photo : DNA - Jean-Christophe DORN

La visite s’adresse davantage aux naturalistes qu’aux passionnés d’architecture militaire. Au fort Uhrich, l’aspect du fronton principal ainsi que des panneaux explicatifs rappellent qu’il s’agit bien là du fort Werder, érigé en 1876 comme maillon de la ceinture fortifiée de Strasbourg conçue par les Prussiens au lendemain de la défaite de la France en 1870. Mais c’est tout. L’intérieur, considérablement endommagé, ne se visite pas.

Un fossé humide

Ici, pas de bénévoles mobilisés dans un chantier de restauration infini. Point de chèvres pour brouter sur les hauteurs des fortifications. Mais des nichoirs à chauve-souris, de multiples espèces de lianes, et le chant des oiseaux. En ce lundi de Pâques, un cygne et une poule d’eau étaient les seuls visiteurs des douves dont on peut faire le tour en poussette ou en fauteuil sur un sentier aménagé en lisière d’ouvrage.

C’est l’un des rares forts de ladite ceinture avec un fossé humide qui se visite. La nappe affleurant au sud de la ville a obligé les architectes à revoir les plans des ouvrages conçus avec des fossés secs.

En novembre 1944, à la libération de Strasbourg, l’armée allemande met le feu au site, qui servait de dépôt de carburant pendant la Seconde Guerre mondiale. Les traînées noires toujours visibles sur la partie ouest de la caserne remontent-elles à cette époque ou à des dégradations ultérieures ? Toujours est-il que le bâtiment fut à l’abandon pendant de nombreuses années. La végétation a repris le dessus malgré les quelques entraînements militaires à l’extérieur. La commune rachète le fort Uhrich – ainsi rebaptisé en 1918 du nom du général commandant la place de Strasbourg pendant la bataille éponyme de 1870 – dans les années 80 et le loue au club de tir à l’arc dans le courant des années 1990. Ce n’est qu’en 2011 que débutent les travaux pour en faire un parc, ouvert au public depuis cinq années désormais.

DNA/AG (18 avril 2017)

Le tour des Forts

 

À l’approche des beaux jours, des ouvrages de la ceinture fortifiée de Strasbourg rouvrent leurs portes et relancent leur programmation.

 

Le plus historique

 

À Oberhausbergen , les reconstitutions du week-end de Pentecôte marquent traditionnellement la reprise des visites guidées au fort Frère (Grossherzog von Baden). Des « journées internationales d’histoire militaire » sont ainsi programmées le 3 et 4 juin. Le fort, qui appartient toujours à l’État, se visite les premiers dimanches du mois de juin à septembre et tous les dimanches de juillet à septembre. Le fort sera également ouvert lundi 8 mai de 14h à 18h. www.fort-frere.eu

 

Le plus jazzy

 

À Wolfisheim , le fort Kléber (Bismarck), également racheté et réaménagé par la commune, abrite depuis 2010 une ferme pédagogique, un parcours sportif, une aire de jeux. L’intérieur et les hangars autour abritent de multiples organisations. Le fort sert aussi d’écrin à Wolfi’jazz, un festival programmé cette année du 22 au 26 juin qui s’adresse aussi bien à un public familial qu’à des amateurs plus pointus. www.wolfijazz.com

 

Le plus varié

 

À Reichstett, le mois d’avril marque la reprise des visites dominicales au fort Rapp (Moltke), les 2e et 4e dimanche du mois à 15h et ce jusqu’à septembre. À noter que l’ouvrage, également propriété de la commune, abrite notamment un musée de l’épopée coloniale, et un musée de l’école de Reichstett. www.fort-rapp-moltke.fr

Publié dans Environnement

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France Sb 21/04/2017 20:44

Allez y c'est sympa