Royal s'acharne contre les loups !

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Les associations le craignaient, c’est désormais officiel (JO du 19/04/17) : la ministre de l’Environnement autorise l’abattage de 2 loups supplémentaires. Pourtant, les scientifiques viennent de démontrer que les tirs mettent en péril la population de loups en France ! L’ASPAS attaque en justice la décision de Ségolène Royal.

Loup gris (Canis lupus). Photo : Jean-Louis Schmitt

Loup gris (Canis lupus). Photo : Jean-Louis Schmitt

L’ASPAS en collaboration avec One Voice et soutenue par les autres associations de CAP Loup, saisit le Conseil d’État pour demander l’annulation de l’arrêté ministériel permettant de tuer 2 loups. La ministre promet qu’il sera suivi d’un autre arrêté identique. Ces 4 loups s’ajouteront aux 36 abattus officiellement depuis juillet 2016. Sur une population estimée à moins de 300, ce nombre de 40 abattages voulus par la ministre met en péril la conservation de l’espèce en France. Ce ne sont plus seulement les associations qui le disent, c’est désormais le résultat de l’étude biologique rendue en mars dernier par le MNHN et l’ONCFS à la demande du ministère lui-même !

À ce total de 40, s’ajoutent 10 loups trouvés morts depuis juillet 2016, principalement suite à des collisions, et non décomptés par l’État. A tout cela s’ajoute encore le braconnage invisible. Celui-ci est encouragé par la politique de tirs massifs confiés à des chasseurs incontrôlés, pendant que les moyens de l’ONCFS sont utilisés pour tuer des loups avec une brigade dédiée, au lieu de lutter contre le braconnage.

 

Les tirs autorisés par ce nouvel arrêté sont encore nommés « tirs de défense (renforcée ou non) », mais ceci ne trompe personne : ils peuvent être réalisés par des chasseurs ou des agents de l’ONCFS, hors d’une situation de prédation sur le bétail et loin de celui-ci. Ces tirs politiques ne feront pas baisser la prédation sur le bétail. Ils ne l’ont jamais fait. L’étude biologique commandée par le ministère le rappelle. Mais pour la ministre, il s’agit ni plus ni moins d’abattre un maximum de loups avant les élections. La ou le prochain(e) ministre en charge du dossier devra sauver les loups de France.

Publié dans Chasse

Commenter cet article

Agnès Robert 21/04/2017 06:20

Elle aura été la plus grande honte du ministère de l'écologie...qui ne pourra s'écrire avec majuscules que lors de son éviction tant espérée avec raison par tous les vrais protecteurs de la nature.

Gaston 20/04/2017 17:32

On peut tirer 2 constats positifs du passage de Ségolène Royal au gouvernement :
1. Sa sidérale incompétence : Sierentz, Notre Dame des Landes, les projets d'exploitation des ressources pétrolières offshore dans les caraïbes, les portiques d'écotaxe, la négociation sur les tarifs autoroutiers et maintenant ça.
2. Le fait que l'écologie est le cadet des soucis des socialistes AUSSI. Ils s'en servent uniquement pour rafler des électeurs traditionnellement de sensibilité de gauche.
Autours du loup, j'ai entendu toutes les âneries possibles et imaginables, notamment dans les Vosges. Aucune pédagogie n'est venue alimenter concrètement le débat. Les peurs moyenâgeuses sont encore bien ancrées dans les esprits. Alors que comme les ours, dans les autres pays, ça pose très peu de problèmes voire pas, comme en Pologne, en Slovénie ou en Croatie. Les gens là-bas nous regardent un peu interloqués ou vaguement amusées lorsqu'on leur parle des déchirements sur le sujet. En entendant parler du loup on croirait entendre les discours sur les rapaces du siècle dernier. Croyances encore tenaces, j'ai entendu il y a 5 ans en Haute Savoie, un guide de haute montagne de 25 ans, fils d'éleveurs de moutons en montagne nous affirmer qu'un vautours en capable d'enlever un agneau... Alors que structurellement on sait que les serres d'un vautours sont faites pour déchirer la chair en putréfaction. Ses muscles ne sont pas fait pour serrer et soulever. Il en est incapable.
Bref, je m'égare. Tout ça pour dire que les conneries ont la vie dure et qu'on est pas sortis de l'auberge, ou du café du commerce, c'est le lieu où on en entend le plus...

Jean-Louis 20/04/2017 20:28

Très juste analyse à laquelle j'adhère totalement !
A une autre échelle (?) : il suffit de voir le traitement qui est toujours réservé aux pseudo "nuisibles" pour comprendre qu'effectivement "on est pas sorti de l'auberge"...

rigobert 20/04/2017 16:05

laisser donc ces loups , tranquille , les éleveurs ont tout a leur disposition pour protéger leurs moutons , mais c est des fainéants et des radins , le loup a peur - vous tapper dans les mains il fout le camp , mais les moutons il les massacre - quelqu un 600 moutons SEULEMENT 2 PATOUS - RIEN DEPUIS 5 ANS RIEN le loup ne vient pas et dans les vosges avec son parc électrique est son chien RIEN

GROFF 20/04/2017 10:24

Dans quelques semaines elle aura dégagé ! mais c'est totalement inadmissible de faire abattre ces animaux protégés encore avant les élections. Elle est complètement C... !!!

Evelyne Fuchs 20/04/2017 06:37

Encore quelques semaines et on n'entendra plus parler de cette dinde. Du moins j'espère ...

Evelyne Fuchs 22/04/2017 05:56

Oui tu as raison Martine. Les dindes ne méritent pas cette insulte.

Martine Reiter 21/04/2017 19:47

Pas sympa pour les pauvres dindes... faut trouver autre qualification.. Bonne à rien, c'est encore trop cool pour elle...

Jean-Louis 20/04/2017 06:37

C'est pas gentil... pour les dindes !

Carmen Zamojduk 19/04/2017 23:40

Il y a d'autres priorités en ecologie que de tuer des loups ..et la deforstation plus les pesticides elle s'en fiche les oiseaux et les abeilles peuvent mourir à cause des pesticides on continue de les utiliser et font de vrais degats sur la planète mais les loups sont doivent subir