Le ni-ni des antinucléaires

Publié le par Jean-Louis Schmitt

C’était le 26 avril 1986… La centrale de Tchernobyl en Ukraine explosait et rappelait au monde entier la réalité du risque nucléaire.

Des roses ont été déposées sur les mannequins symbolisant les victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Photo : DNA - C. JOUBERT

Des roses ont été déposées sur les mannequins symbolisant les victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Photo : DNA - C. JOUBERT

Hier, les militants antinucléaires alsaciens se sont recueillis sur les marches de l’Opéra à Strasbourg, comme ils le font régulièrement depuis 30 ans et continueront de le faire « jusqu’à ce que la France abandonne le nucléaire ».

Ce qui ne devrait pas arriver avec les candidats du second tour à la présidentielle, « tous les deux étant pour la poursuite de cette dangereuse aventure, a glissé Jean-Marie Brom, du réseau Sortir du nucléaire, et par ailleurs représentant de Jean-Luc Mélenchon dans le Bas-Rhin. Pour faire son choix, il faudra s’appuyer sur d’autres arguments ». Même si Emmanuel Macron « prétend s’acquitter de la réduction de la part du nucléaire » et donc fermer Fessenheim à l’ouverture de l’EPR, « il ne propose ni scénario, ni mesures concrètes pour tenir cette promesse », regrette le réseau. Quant à Marine Le Pen, elle se contente de « calquer son discours sur celui de l’industrie atomique ».

Le plan sanitaire de compétence haut-rhinoise

Les militants de Stop Transports-Halte au nucléaire avaient demandé en ce triste jour anniversaire un rendez-vous au préfet de région pour obtenir des précisions sur les mesures sanitaires en cas d’accident majeur à la centrale de Fessenheim : la liste précise des médecins réquisitionnés, la liste des établissements hospitaliers préparés, le personnel formé, etc.

Son chef de cabinet les a renvoyés vers le préfet du Haut-Rhin, qui a compétence sur le dossier. « Nous savions déjà que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière. Nous savons maintenant qu’il ne passera pas non plus la limite entre les deux départements alsaciens », a ironisé Jean-Marie Brom.

DNA/S.W. (27/04/2017)

Publié dans Nucléaire

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