La question animale entre en politique !

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Une sensibilité croissante à l’égard des animaux : Lors de la dernière élection présidentielle de 2012, la protection des animaux était quasi absente du débat public et les questions adressées aux candidats restaient pour la plupart sans réponse. Depuis, un grand pas a été franchi et 39% des Français déclarent que les propositions des candidats en matière de protection animale peuvent influencer leur vote, soit 10 points de plus qu'en 2012 (sondage IFOP/AnimalPolitique, mars 2017).

La question animale entre en politique !

La cause animale est même jugée importante par 80% des Français.

La question animale entre en politique !

L’observatoire Politique & animaux

Une démarche transparente, depuis 2011

 

Animé par L214, l’observatoire Politique & animaux collecte l’ensemble des propositions, déclarations et actions vis-à-vis de la question animale. En fonction de l’impact, du type et de la date de ces prises de position, un algorithme calcule la note globale de près de 2 000 personnalités politiques et 70 partis... dont les candidats à l’élection présidentielle de 2017 !

 

Avec cette plateforme, L214 entend contribuer à engager les citoyens et les élus dans la mise en œuvre d’une démarche de progrès à l’égard des animaux.

La question animale entre en politique !

Publié dans Animaux

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gribouille 22/04/2017 07:42

( en colère hier, voici ce que j'écrivais sur ma page Facebook : que pensez-vous que cette formulation "ce ne sont que des animaux"... désolée c'est un peu long : vous n'êtes pas obligé de tout lire :):) je passe sur des blogs au hasard, selon les thématiques)
C'est par le vanité de la même pensée ( celle de se penser supérieur à tout) que l'homme s'égale à Dieu, qu'il s'attribue les qualités divines, qu'il se distingue lui-même et se sépare de la foule des autres créatures, taille les parts des animaux ses confrères et compagnons, et leur distribue telle portion de facultés et de forces que bon lui semble. Montaigne. Essais II.
« Ce ne sont que des animaux » me dit-on. A partir de là, de cette restrictive qui réduit l'animal à n'être que , tout est possible : le rejet de cet autre qui n'est que ça, moins donc que le locuteur qui emploie la formule, ça, c'est-à-dire hors de sa sphère d'intéret, loin de son regard, et qui réduit de ce fait sa propre sensibilité à n'être que ça, réduite en retour à pas grand chose, limitée à ce petit univers douillet et confortable dans lequel mon interlocuteur, sur de sa superbe, de sa haute intelligence, sur d'être supérieur, arrogant, présomptueux, se vautre, nourri et repu, sans que ne lui parviennent les cris des animaux effrayés, le bruit des coups et l'odeur du sang, sans que ne lui parvienne autre chose que ce qu'il est, qu'un humain, si peu, qu'un humain, animal parmi les animaux.
Ce ne sont que des animaux. Comme ce ne furent que des noirs qu'on tenait en esclavage. Que des indiens qu'on massacrait. Que des juifs qu'on gazait. Que des Tutsis qu'on tuait à coup de machette. Des riens. Que des hommes et femmes aux prises avec leurs semblables. Comme ce ne sont que des océans qu'on asphyxie, que des forêts qu'on abat, que des terres qu'on appauvrit et tue petit à petit.
Ce ne sont que des animaux. A une réflexion que je faisais sur cette phrase, une collègue, professeur de philosophie, surenchérissait : « oui ce ne sont que des animaux, formule juste, qui désigne leur nature, pour autant ça ne signifie pas qu'on peut faire n'importe quoi avec eux ». (en substance)
Il me semblait pourtant que la formulation justement n'était pas neutre et qu'elle ouvrait déjà une brèche pour l'exploitation des animaux, exploitation à outrance et dans les pires conditions qui puissent exister, que beaucoup autour de moi semble trouver normal, parce que voilà, c'est ainsi, ça a toujours été ainsi.
Non. Je ne peux pas me résoudre à entendre et comprendre ceux qui trouvent ça normal. Parce que le scandale n'est pas précisément dans l'exploitation des animaux mais dans les raisons pour lesquelles on les exploite, dans les méthodes employées, cruelles, souvent absolument abjectes,et indignes, des méthodes qui ne produisent que de la souffrance, en permanence et partout, et qui font de ceux qui appliquent ou inventent ces méthodes des hommes qui ont perdu une partie de leur humanité, faite d'empathie, d'attention au monde. Le scandale est dans le nombre, de plus en plus important, des millions, des milliards, des dizaines de milliards, chaque année, un vertige de chiffres. Devant on devrait s'incliner ? S'abimer avec les autres ? Sombrer dans cette indifférence affichée pleine de présomption ?
Ce ne sont que des animaux.
Et sans doute devrais-je être plus indulgente,
parce que finalement ce ne sont que des hommes, ignorants et bien imparfaits.