Le zoo de l’Orangerie va devenir un parc zoologique à faune locale

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Trois scénarios d’aménagement du zoo vont être établis et soumis à une concertation publique. Avec une orientation générale commune qui est celle d’un parc zoologique présentant des espèces animales européennes alsaciennes voire locales.

Le futur projet de parc zoologique sera soumis à l’avis du public. Photo : JLS

Le futur projet de parc zoologique sera soumis à l’avis du public. Photo : JLS

Il s’appellera toujours zoo de l’Orangerie, mais il va évoluer vers un concept moins exotique et plus porté vers la faune locale.

C’est ce qui résulte de l’avancement du groupe de travail sur l’avenir du site, péniblement mis en place au gré des points de vue divergents des parties prenantes, mais qui, selon l’adjointe en charge du projet, Christel Kohler, fonctionne désormais bien. « L’association joue le jeu de cette concertation », dit-elle en parlant de l’association des amis du zoo de l’orangerie, qui est gestionnaire de la structure, propriétaire des animaux mais pas des murs.

D’ailleurs, lundi en conseil municipal, l’adjointe au maire présentera une délibération destinée à valider le versement d’une subvention de 270 000 euros pour le fonctionnement du zoo.

Cette subvention a déclenché ces dernières années d’âpres débats au sein du conseil municipal, partant de la somme pour arriver à la thématique du bien-être animal et du questionnement sur l’avenir du site.

Pour avancer sur le sujet qui met autour de la table, les amis du zoo, mais aussi des associations opposées à ce type de structure, ou qui demandent une évolution, une étude indépendante a été confiée au cabinet Fox Consulting, qui vient de rendre son travail. Il présente un scénario de réaménagement décliné autour de la « découverte de la diversité animalière européenne. »

Thématique « EuroZoo »

Et le cabinet de proposer de « développer un concept centré autour d’une thématique « EuroZoo ». La diversité animalière du continent européen est particulièrement riche et méconnue. Celle-ci est porteuse de nombreux enjeux de conservation, de pédagogie et de recherche. »

« Le groupe de travail va désormais affiner cet axe, pour le parc zoologique, mais aussi pour la mini-ferme, dit encore Christel Kohler. Il s’agit d’aller encore plus loin dans la cartographie des espaces sauvages européennes locales, c’est-à-dire alsaciennes, voire urbaines ».

L’étude a établi 29 fiches didactiques pour autant d’espèces animales, allant de la cigogne au hamster, en passant par la souris domestique, le putois d’Europe ou encore la tortue de Floride. À partir de ces fiches, le groupe de travail construira trois scénarios d’aménagement. « Une fois que le groupe de travail aura identifié trois scénarios, nous pourrons aller vers une concertation publique », probablement au cours du second semestre de cette année.

Quant à l’avenir des espèces présentes aujourd’hui et qui ne seront pas retenues pour le nouveau projet, elles pourront éventuellement faire l’objet d’échanges avec d’autres zoos ou parcs.

Travaux à la mini-ferme

Les travaux de réaménagement de la mini-ferme du zoo de l’Orangerie sont annoncés pour septembre 2017. Ils vont durer plusieurs mois et s’élèveront à 1,5 million d’euros.

Il s’agit de travaux de réhabilitation et d’un complet réaménagement qui préfigurent d’ailleurs, l’organisation future du zoo voisin en parc zoologique.

Cette mini-ferme sera transformée en espace pédagogique interactif. Le bâtiment d’accueil va être démoli, tandis que la grange sera restaurée et agrandie. Le réseau d’assainissement et l’électricité vont être complètement rénovés.

DNA/Olivier Claudon (22/03/2017)

 

Publié dans Initiative, Animaux

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simone 24/03/2017 00:06

Enfin ! il est plus que temps que cela change.. oui aux espèces européennes, mais avec de l'espace !!! bon courage..