Le lait, notre ami pour la vie ?

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Attendu que le lait animal est destiné aux nouveau-nés de chaque espèces concernée, qui ont des besoins spécifiques en termes de croissance et d’immunité, et qu’il n’est donc conçu ni pour les adultes ni pour les humains ;

Attendu que l’homme n’est pas à même de digérer correctement le lait car il ne possède qu’un estomac à la différence du veau qui en possède 4 ;

Attendu qu’une large part de la population adulte ne dispose plus assez de lactase, une enzyme indispensable pour « casser » le lactose, le sucre du lait, en fine molécules, permettant sa digestion…

Veau nouveau-né... Photo : Jean-Louis Schmitt

Veau nouveau-né... Photo : Jean-Louis Schmitt

Attendu que le lait de vache contient 3 fois plus de caséine que le lait maternel (aux structures biochimiques très différentes), une colle puissante qui encrasse l’organisme (génératrice de mucosités) ;

 

Attendu que la caséine du lait, protéine mal dégradée par nos enzymes digestives, provoque des allergies, c’est-à-dire une réaction de notre système immunitaire face à un corps identifié comme étranger ;

 

Attendu que, comme toutes les protéines animales, celles du lait, trop grasses et trop acidifiantes, occasionnent une fuite de calcium osseux, donc provoquent l’ostéoporose, à l’instar des pays scandinaves, gros consommateurs de laitages et champion du monde de cette maladie ;

 

Attendu que la vache tire tout le calcium nécessaire à la santé de son veau de l’herbe qu’elle broute et qu’elle ne boit jamais de lait –comme tout adulte le devrait- et que, par conséquent, nous pourrions tirer notre calcium des légumes verts, comme les épinards ou le brocoli, qui en contiennent 2 fois plus ;

 

Attendu que les facteurs de croissance (IGF) contenus dans le lait de vache, qui permettent au veau d’atteindre sa taille adulte en un an seulement, peuvent amener les cellules cancéreuses à proliférer (cancers du sein et de la prostate) ou favoriser l’obésité ;

 

Attendu que le risque de cancer du sein est nettement plus élevé chez les femmes qui consomment régulièrement du lait par rapport à celles qui n’en consomment pas (en Asie) ou modérément ;

 

Attendu que le lait UHT (chauffé à ultra-haute température), de loin le plus consommé, réduit non seulement l’absorption des minéraux, notamment du calcium, mais aussi engendre une modification nutritionnelle du lait (dénaturation de ses protéines, réaction de Maillard), provoquant l’apparition de nouvelles molécules non reconnues par l’organisme ;

 

Attendu que le lait industriel, issu d’un mélange du lait de milliers de vaches, peut affoler notre système immunitaire ;

 

Attendu que la vache concentre tous les pesticides, herbicides et poisons contenus dans l’herbe ou les granulés qu’elle mange ;

 

Attendu que l’industrie laitière intensive occasionne de grandes souffrances aux vaches allaitantes, condamnées durant leur courte vie à subir notamment des gestations à répétition pour pouvoir produire du lait quasi non-stop et à se voir retirer leur veau dès la naissance ;

 

Attendu que le cycle de production d’un kilogramme de fromage affiche un bilan carbone désastreux, juste derrière l’agneau et le bœuf ;

 

Pour ces motifs : La Cour condamne le breuvage qui s’autoproclame « boisson santé » à lire l’intégralité du dossier que lui consacre le Biocontact de mars 2017.

La séance est levée !

Jean-Pierre Camo/Bio contact

 

 

Découvrez le dossier « lait » complet dans Biocontact n°277, le mensuel gratuit (disponible en magasins bio) :

 

  • Bon pour la santé, vraiment ?
  • Chèvre, brebis et Cie
  • Du lait cru au lait UHT : comment s’y retrouver ?
  • Substituts végétaux : l’embarras du choix
  • Quel lait pour les bébés ?
  • Les dessous de l’industrie laitière
  • Autres lieux, autres laits
Photo : JLS

Photo : JLS

Publié dans Agriculture-Elevage

Commenter cet article