La Terre se réchauffe toujours plus

Publié le par Jean-Louis Schmitt

En 2016, la température moyenne a atteint un record, le niveau de la mer a continué à augmenter, la banquise s’est fortement réduite. Et cela devrait s’aggraver cette année, alerte l’ONU.

Le phénomène El Niño touche le Pérou en ce début d’année où les coulées de boue ont tué plus de 70 personnes. Photo AFP

Le phénomène El Niño touche le Pérou en ce début d’année où les coulées de boue ont tué plus de 70 personnes. Photo AFP

Des phénomènes climatiques extrêmes nous guettent encore en 2017. L’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence spécialisée de l’ONU, a publié hier sa déclaration annuelle sur l’état du climat mondial en prévision de la Journée météorologique mondiale organisée le 23 mars.

« Ce compte rendu confirme que l’année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1°C, soit 0,06°C de plus que le record précédent, établi en 2015 », a souligné le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Et le phénomène n’est pas près de stopper sa course. « Des études nouvellement publiées donnent à penser que le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé qu’on ne le croyait », indique l’OMM.

Les données provisoires dont dispose l’ONU révèlent que le rythme d’accroissement des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO 2 ) n’a aucunement ralenti.

« En territoire inconnu »

« Alors même que le puissant Lino de 2016 s’est dissipé, nous assistons aujourd’hui à d’autres bouleversements dans le monde, que nous sommes bien en peine d’élucider. Nous touchons ici aux limites de notre savoir scientifique concernant le climat, et nous avançons maintenant en territoire inconnu », a souligné le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, David Carlson.

Le phénomène El Niño, qui se produit tous les 4 ou 5 ans avec une intensité variable, se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale. Le phénomène atteint en général son intensité maximale vers la fin de l’année, d’où son nom El Niño, qui signifie l’Enfant Jésus en espagnol.

L’Arctique proche du dégel

Au moins trois fois cet hiver, l’Arctique a connu l’équivalent polaire d’une vague de chaleur, selon l’OMM. Il y a même eu des jours où l’on était proche du dégel.

En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s’est poursuivie, et l’étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l’année.

« Les concentrations de CO 2 dans l’atmosphère ne cessent de battre de nouveaux records, ce qui atteste de plus en plus clairement de l’influence des activités humaines sur le système climatique », s’est inquiété Petteri Taalas.

DNA-22/03/2017

Publié dans Environnement

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