GCO-Diagnostic archéologique : clap de fin

Publié le par Jean-Louis Schmitt

L’évaluation du potentiel archéologique sur le tracé du futur Grand contournement Ouest de Strasbourg (A355) touche à sa fin. Les journalistes ne semblent pas bienvenus aux abords des chantiers.

Les archéologues se placent en face de la pelleteuse pour pouvoir l’arrêter à tout moment. Une photo qui n’aurait pas dû paraître ? Photo : DNA - Eva KNIERIEMEN

Les archéologues se placent en face de la pelleteuse pour pouvoir l’arrêter à tout moment. Une photo qui n’aurait pas dû paraître ? Photo : DNA - Eva KNIERIEMEN

400 hectares de terrain, ça ne se fouille pas à la petite cuillère. Des pelleteuses à chenilles sont nécessaires pour mener à bien cet énorme chantier de diagnostic archéologique dont personne ne conteste la nécessité. Une opportunité pour découvrir des vestiges du paléolithique notamment.

Les conditions climatiques du mois de janvier ont rendu ces travaux difficiles. « C’était le souhait de la profession que ça se fasse en hiver. Ainsi, les exploitants peuvent remettre en culture les terres », précise André Jacob, directeur de la chambre d’agriculture. « Peu de plaintes nous sont parvenues », explique Dominique Métreau, également de la chambre d’agriculture. « Dernièrement à Breuschwickersheim, une tranchée n’a pas été bien refermée. Nous nous sommes rendus sur place avec l’entreprise Arcos, filiale de Vinci et le terrain était égalisé dans les meilleurs délais ». D’autres réclamations concernant des chemins d’exploitation à Dingsheim et Pfugriesheim ont été traitées sans tarder. « Les chemins ont été filmés pour établir un état des lieux », informe André Jacob.

Des rapports non publics

Mais qu’en est-il du diagnostic archéologique proprement dit ? « L’archéologue se place en face de la pelle pour surveiller et dit au conducteur, spécialement formé, d’arrêter en cas d’anomalie », explique Delphine Souan, chargée de communication d’Alsace Archéologie. C’est plus difficile toutefois d’aller voir sur le terrain comment les choses se passent. Malgré plusieurs demandes formulées depuis plus d’un mois, il nous a été impossible de rencontrer les archéologues. Les acteurs arguant toujours de l’attente de l’aval du préfet.

Mais en se rendant sur place, il est possible de rencontrer des archéologues au travail, mettant la dernière main, avec truelle et rasette, à cette phase de diagnostic qui s’achève. « Il faut gratter les couches et nettoyer pour pouvoir lire les informations », explique une jeune archéologue. Ensuite, les points susceptibles de présenter un intérêt sont marqués avec une bombe fluo et inscrits sur un registre.

Les deux opérateurs, Alsace Archéologie et l’Inrap (institut national de recherches archéologiques préventives) vont rendre dans deux mois leur rapport qui sera instruit par le service régional d’archéologie (SRA). C’est le préfet qui prescrira ou non des fouilles qui feront objet d’un appel d’offres sur toute la France. Souvent, entrent en jeu des intérêts contradictoires, entre les archéologues qui souhaitent trouver le plus d’éléments possible et l’aménageur qui veut avancer rapidement. Des traces d’une voie romaine passant par Vendenheim et d’une conduite d’eau romaine du côté de Hurtigheim auraient été découvertes.

La semaine dernière, notre visite impromptue sur un chantier de fouilles s’est caractérisée par une menace, celle d’appeler la police. Et puis la responsable du chantier s’est emparée de notre appareil photo pour en effacer la carte-mémoire. Photos que nous avons pu récupérer et dont nous publions ci-dessus un exemplaire.

DNA/Eva Knieriemen (22/03/2017)

Publié dans GCO

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jean 26/03/2017 21:17

bonjour, la photo a été prise près de ittenheim non ?

Jean-Louis 27/03/2017 05:23

Bonjour Jean,

Ce n'est pas précisé dans le reportage !
Bien à vous. JL