Des potagers flottants

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Application pratique d’une semaine de formation à la permaculture : la Maison de la Nature à Muttersholtz possède maintenant deux potagers flottants.

Noham Choulant a les mains dans la terre pour une formation à la permaculture à la Maison de la nature. Photo : DNA

Noham Choulant a les mains dans la terre pour une formation à la permaculture à la Maison de la nature. Photo : DNA

La semaine dernière a eu lieu à la Maison de la Nature du Ried et de l’Alsace centrale à Muttersholtz, une formation initiation à la permaculture menée par Noham Choulant.

Une approche théorique et des applications pratiques ont rythmé les cinq jours de formation d’une technique qui fait de plus en plus parler d’elle.

Venus de tout l’Hexagone et de tous les horizons professionnels, les 22 stagiaires de cette session ont partagé, échangé, théorisé et mis en pratique les acquis d’une technique qui fait appel au bon sens, aux traditions et à la biodiversité de chaque écosystème.

« L’utilité et l’ingéniosité de la permaculture »

« La permaculture n’est pas une technique de culture bio qui vient de naître. C’est avant tout une philosophie de respect de l’environnement. L’idée est une approche globale, une approche systémique valorisant tout ce que l’on a sous la main pour produire le strict nécessaire à nos besoins. L’idée même de la permaculture est une production agricole durable, économe en énergie, évitant les dépenses inutiles en carburant, limitant le travail manuel et mécanique et laissant un maximum d’espace à la nature sauvage, au cycle normal. L’homme doit se placer comme maillon de la chaîne et non plus comme forgeron seul décideur », résume Noham Choulant.

« Cela permet de réfléchir et de reconsidérer la relation de l’homme avec son environnement. Cela demande un travail d’observation, de compréhension, d’échange, d’écoute aussi. Un travail en commun autour d’un projet commun, avec les compétences de tous, dans le respect de la terre, pour une production durable », rajoute Jean-François Dusart, le chef cuistot atypique de la MdN.

Avec des échanges et un travail théorique autour des projets des stagiaires en matinée, la formation a permis, en après-midi, la création de deux jardins potagers flottants qui ont pris place à l’arrière de la MdN. « Nous avons ici une zone inondable, qui logiquement ne permet pas de cultiver quoi que ce soit. Nous avons bricolé ces deux “Green Cargo” avec du matériel de récupération, des palettes en bois, des bidons destinés à la déchetterie, du saule, tout ce que nous avions sous la main, pour permettre une culture toute l’année. Le potager se lèvera avec la montée des eaux et reprendra sa place en saison sèche. Cela permet une culture et donc une alimentation en toute saison », explique Robert Bitter, animateur de la MdN.

Et de rajouter : « Ce sont de superbes outils pour nous permettre d’expliquer à notre public, aux enfants, aux écoles, l’utilité et l’ingéniosité de la permaculture. Il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder ce que l’on a sous la main pour faire ce que l’on veut, de manière saine et intelligente. »

DNA/M.K. (30/03/2017)

Publié dans Jardin

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