Charente : un maire prend un arrêté anti-pesticides, la FNSEA s'oppose à la décision

Publié le par Jean-Louis Schmitt

En Charente, le maire de Ruelle-sur-Touvre, près d'Angoulême, a interdit l'épandage de pesticides à moins de 50 mètres des maisons de sa commune après des plaintes des habitants. Une décision qui ne plaît pas à la FNSEA qui a saisi le préfet.

Pulvérisation de pesticides en agriculture. Photo : Jean-Louis Schmitt

Pulvérisation de pesticides en agriculture. Photo : Jean-Louis Schmitt

Le maire de Ruelle-sur-Touvre, près d'Angoulême, en Charente, a pris un arrêté, la semaine dernière, pour interdire les pulvérisations de produits phytosanitaires à moins de 50 mètres des habitations. Cette décision ne plaît pas du tout à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) qui a saisi le préfet pour faire invalider cet arrêté.

Nombreuses plaintes des habitants

 

"Pour répandre ces produits, les agriculteurs doivent avoir un certificat d'épandage de produits phytosanitaires dans lequel il y a des réglementations très claires et où il est dit que la première maladie due à ces produits-là, c'est la maladie de Parkinson", a expliqué le maire Michel Tricoche. J'ai un ami, qui est exploitant agricole, qui a mon âge et qui en est atteint aujourd'hui."

 

Le maire de cette commune de 7 200 habitants a voulu interdire la pulvérisation de pesticides après avoir reçu de nombreuses plaintes de la part des habitants de Ruelle-sur-Touvre.

 

« Ce que j'ai fait là, c'est avant tout pour sensibiliser le monde agricole et les administrés. Ce que je veux c'est que chacun prenne ses responsabilités et que chacun soit conscient que ce produit est très dangereux. » Michel Tricoche, maire de Ruelle-sur-Touvre à France Info

 

De son côté, le syndicat a expliqué avoir fait "de gros efforts de formation" et avoir investi "dans du matériel de précision sur les dosages." Il appartient désormais à la préfecture de Charente de juger de la légalité ou non de cet arrêté.

 

Franceinfo/Radio France (24/03/2017)
 

 

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Publié dans Agriculture-Elevage

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