Surprise dans les cheveux des écolos

Publié le par Jean-Louis Schmitt

L’association Générations Futures a retrouvé entre 36 (chez Delphine Batho) et 68 (chez Isabelle Autissier) perturbateurs endocriniens dans les cheveux de sept personnalités écologistes.

Dans les cheveux de Nicolas Hulot, 51 perturbateurs endocriniens ont été retrouvés, dont 23 quantifiés. Photo : AFP

Dans les cheveux de Nicolas Hulot, 51 perturbateurs endocriniens ont été retrouvés, dont 23 quantifiés. Photo : AFP

Une nouvelle fois, l’association Générations futures tire la sonnette d’alarme : les perturbateurs endocriniens sont partout, et il est plus que temps d’encadrer leur utilisation. Pour le prouver, l’ONG a fait tester les cheveux de sept personnalités engagées pour la défense de l’environnement : Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, José Bové, Delphine Batho, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin.

Isabelle Autissier plus touchée

Elle a traqué environ 200 perturbateurs endocriniens (pesticides, bisphénols, phtalates utilisés pour rendre les plastiques plus souples, et PCBs utilisés dans le passé comme isolants dans les transformateurs électriques et interdits depuis 1987). Résultat : entre 36 et 68 substances ont été retrouvées dans les mèches des personnalités testées.

La moins exposée est l’ancienne ministre de l’Écologie, Delphine Batho (seul Yannick Jadot, ex-candidat EELV à la présidentielle, fait moins, mais parce qu’il n’a pas donné assez de cheveux pour tester toutes les substances). La navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF France, est la plus touchée. 

« Les résultats de cette analyse sont assez terrifiants, alors que j’essaye de surveiller mon alimentation pour éviter les produits traités ou préparés, et favoriser le bio. Ce test met en lumière la contamination de tout notre environnement, air, eau, nourriture, produits de beauté ou nettoyants par ces substances dont nous savons qu’elles sont toxiques, même à faible dose », témoigne-t-elle.

Les perturbateurs endocriniens sont susceptibles de provoquer des cancers ou encore d’induire des problèmes de fertilité. La Commission européenne tarde pourtant à définir ces perturbateurs, et donc à les encadrer et les limiter. Alors qu’une nouvelle réunion européenne est prévue mardi prochain 28 février, Générations Futures appelle à ce que « les perturbateurs endocriniens avérés, probables ou présumés auxquels nous sommes exposés soient identifiés comme tels et donc interdits d’utilisation ».

De son côté, l’association Sauvons les fruits et légumes regroupant des agriculteurs dénonce Générations Futures et sa démarche qu’elle qualifie de « pseudoenquêtes sans aucun fondement scientifique et qui trompent le grand public ».

DNA-DNA-Élodie Bécu (24/02/2017)

Publié dans Environnement

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