Pour 269 Life, le zoo est une prison

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Une cinquantaine de militants antispécistes ont dénoncé hier après-midi l’existence du zoo de l’Orangerie à Strasbourg, dont ils demandent la suppression.

Les militants de 269 Life rejettent toute forme d’exploitation des animaux. Ils pourraient intervenir prochainement à Paris, au Salon de l’agriculture. Photo DNA - Cédric Joubert

Les militants de 269 Life rejettent toute forme d’exploitation des animaux. Ils pourraient intervenir prochainement à Paris, au Salon de l’agriculture. Photo DNA - Cédric Joubert

Questionnée depuis plusieurs mois par le milieu associatif, la municipalité strasbourgeoise a lancé récemment une réflexion sur le devenir du zoo du parc de l’Orangerie, et notamment sur le type d’espèces qu’il peut accueillir (DNA du 02/02). Mais l’association 269 Life France ne veut pas en entendre parler. Car ce qu’elle veut, c’est la suppression pure et simple de l’établissement. Comme celle de tous les autres qui restreignent la liberté des bêtes.

« Les animaux sont des êtres sensibles qui ressentent des émotions »

Créée en Israël, la jeune association 269 Life est animée en France par Régis Meyer, et son siège devrait bientôt être installé à Strasbourg. Idéologiquement proche de L214, elle milite « contre toutes les formes d’exploitation des animaux », résume son président. Elle a donc dans son viseur les zoos, les parcs, les salons, les animaleries, mais aussi l’élevage. Elle prône le véganisme et l’antispécisme, cette vision du monde qui met la race humaine au même niveau que les autres êtres vivants.

« Nous estimons que les animaux sont des êtres sensibles qui ressentent des émotions, expose Régis Meyer, en évoquant une démarche d’ordre philosophique. Nous n’acceptons pas la théorie de la suprématie de la race humaine. » À terme, l’association espère pouvoir obtenir l’abandon par la société de toutes les pratiques qu’elle pourfend.

Hier en début d’après-midi, les militants de 269 Life n’ont pas perturbé le fonctionnement du zoo de l’Orangerie, mais ils se sont adressés aux visiteurs en encerclant le site avec des pancartes comparant les zoos à des « prisons », des « mouroirs », et dénonçant la captivité en général.

Devant des passants indifférents ou interloqués, les militants antispécistes ont pris la parole en utilisant des mots durs pour dénoncer le « narcissisme humain » et sa « satisfaction sadique » à venir voir des animaux en cage, « illusion d’optique d’un habitat reconstitué » qui s’apparente à leurs yeux à une « structure carcérale ».

Régis Meyer estime entre « 60 000 et 100 000 le nombre d’animaux emprisonnés en France ». « Beaucoup meurent avant leur première année d’enfermement en raison des enclos trop petits, du stress ou des maladies, déclare-t-il. Si ces êtres sensibles étaient respectés, pourquoi seraient-ils considérés comme des objets de divertissement ? »

DNA-DNA-Aurélien Poivret (13/02/2017)

Publié dans Animaux

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