Mais elles sont où, les pistes cyclables ?

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Une lectrice de la Robertsau s’est remise au vélo avant de déchanter, notamment du fait de l’absence de pistes cyclables sur les routes auxquelles elle était habituée en tant qu’automobiliste. Photo : Jean-Louis Schmitt

Une lectrice de la Robertsau s’est remise au vélo avant de déchanter, notamment du fait de l’absence de pistes cyclables sur les routes auxquelles elle était habituée en tant qu’automobiliste. Photo : Jean-Louis Schmitt

« Charmée par le discours municipal sur la “première ville cyclable de France”, j’ai enfin sauté le pas : bravant le froid et les particules fines, j’ai laissé ma voiture au garage et enfourché mon vélo pour me rendre sur mes lieux de travail au centre-ville, à partir du fin fond de la Robertsau.

Évidemment, j’ai emprunté instinctivement l’itinéraire le plus court, mais j’ai déchanté rapidement. Les voies directes, pratiques et rapides auxquelles j’étais habituée sont mystérieusement dénuées de pistes ou bandes cyclables : la route de la Wantzenau (dans sa partie la plus étroite et dangereuse), la rue Boecklin, l’allée de la Robertsau, l’avenue des Vosges, la rue Oberlin, le boulevard Clemenceau, le boulevard Wilson… Quand par chance je trouve refuge sur un bout de bande ou piste cyclable, elle s’arrête au bout de quelques dizaines de mètres et je me retrouve entre voitures, bus et camions sans la moindre indication pour poursuivre ma route en sécurité.

Rentrée chez moi miraculeusement indemne, j’ai étudié les cartes des itinéraires cyclables proposés par les services municipaux. Effectivement, je découvre une myriade de propositions pittoresques empruntant des venelles improbables et probablement charmantes. L’idéal pour des cyclotouristes dotés d’un bon sens de l’orientation, mais hélas hors de portée d’une citadine pressée avec un QI moyen.

Je reprends donc tristement mon auto. C’est humiliant : physiquement, j’étais au top mais je n’ai pas le niveau intellectuel me permettant de maîtriser le labyrinthe de la « première ville cyclable ».

Sonia Kempf, Strasbourg

Publié dans Point de vue

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Charles Ours 11/03/2017 10:39

Et on ne parle pas du non-respect du code de la route par les cyclistes ( voir place Kleber , circulation à contre-sens sur les pistes ,.défaut d'éclairage.......etc )

J P 11/03/2017 13:29

et si on a le malheur de se trouver à pied sur leur trajectoire , ou sur une piste qu'ils sont sensés partager , le nez dans leur guidon, n'hésitent pas à vous bousculer et à vous insulter