Le braconnage d’oiseaux sévit en Île-de-France

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Si l’on parle souvent du braconnage des espèces en danger d’Afrique et d’Asie, le phénomène existe bel et bien en France, et notamment près de Paris. Dans les Hauts-de-Seine, en Île-de-France, des pièges ont été découverts. Les braconniers s’en servent pour attraper des petits oiseaux, dont certains sont menacés d’extinction.

Chardonneret élégant (Carduelis carduelis). Photo : Jean-Louis Schmitt

Chardonneret élégant (Carduelis carduelis). Photo : Jean-Louis Schmitt

Les braconniers utilisent de la glu pour attraper leurs proies

 

Les autorités connaissent bien cette technique ancestrale et qui s’est perfectionnée avec les nouveaux types de glu créés par l’industrie chimique : elle est simple et très efficace. La chasse à la glu, interdite en France, ne nécessite que de la simple colle et quelques baguettes de bois. Le braconnage est donc extrêmement simple et très difficile à repérer et, malheureusement, quand il est décelé, comme ce fut le cas mercredi 1er février 2017 à Nanterre, il est déjà trop tard.

 

Le principe est simple : les braconniers enduisent des baguettes de colle puis utilisent un appât pour attirer les oiseaux. Lorsque ces derniers viennent se poser sur la baguette recouverte de colle, le piège se referme : ils ne peuvent plus s’envoler. Les braconniers n’ont alors qu’à venir les chercher pour les revendre au plus offrant au marché noir. Car c’est bien évidemment l’argent qui motive le braconnage d’oiseaux en France et ailleurs.

 

En France, le braconnage vise diverses espèces

 

Si le braconnage a encore le vent en poupe c’est que le prix des oiseaux visés est très élevé : 150 euros environ sur le marché noir, un prix qui avoisine les 10 euros le gramme pour certains de ces petits oiseaux, notamment le chardonneret. La vente, elle, se fait sur Internet, bien évidemment, mais également sous le manteau sur le célèbre marché aux oiseaux qui se tient au centre de Paris.

 

La chasse illégale des oiseaux en France touche notamment le Bruant ortolan et l’oie cendrée sauvage

 

Problème : le braconnage menace la pérennité de ces espèces. Le chardonneret, l’un des plus recherchés, a même été réintégré dans la liste rouge des oiseaux nicheurs de France, alors que sa population était très répandue dans l’Hexagone.

 

ConsoGlobe/Paolo Garoscio (6 fév 2017)

 

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Publié dans Environnement

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Kasia Zamojduk 15/02/2017 19:07

Même en Alsace...j'aie vue votre article sur les DNA ,et je suis entièrement d'accord avec votre raisonnement surtout que je suis entourée de forets et les chasseurs sont toujours présents, hormis la chasse on ne voit plus d’écureuils ni d'autres petits animaux de la forêt quand les fusils claquent... J'habite la la même région que vous...

Kasia Zamojduk 15/02/2017 19:03

Les braconniers ont étés arrêtés par les gendarmes, ils revendait 150 euros le couple ,et des filets de capture ont étés trouvés chez lui ,c'était dans le Haut-Rhin l'hiver dernier...