La balade de Lola vire au cauchemar

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Un dimanche de février, Christiane se promenait au Ballon d’Alsace avec son yorkshire Lola, quand un traîneau et sa meute de chiens ont croisé leur chemin. L’animal de compagnie s’en est sorti miraculeusement.

Lola a eu beaucoup de chance. Photo : L’Est Républicain - Xavier Gorau

Lola a eu beaucoup de chance. Photo : L’Est Républicain - Xavier Gorau

Des morsures jusqu’à « quatre centimètres de profondeur ». Voilà ce qu’a subi la pauvre petite Lola ce dimanche-là.

Elle est vivante, au prix de deux heures d’opération le surlendemain, et de « beaucoup de chance » aussi, assure le Dr Pascal Delsaut, vétérinaire à Valdoie, qui l’a prise en charge le soir même. Le corps de l’animal, dont les organes vitaux n’ont pas été touchés, est recousu de part en part. Sur la largeur du dos ainsi qu’au niveau des cuisses. Trente agrafes en tout, des fils en nombre aussi.

Cinq jours après son agression par une meute de chiens de traîneau au Ballon d’Alsace, le yorkshire terrier âgé de 8 ans semblait toujours traumatisé, tout comme sa maîtresse, Christiane : « Je ne suis pas remise », s’émouvait cette habitante de Valdoie, partie le dimanche après-midi en balade avec son petit chien.

« Barrez-vous ! »

Il était aux environs de 16 h, le long du CD 466, au lieu-dit « La tête des Redoutes », à Lepuix : « J’étais sur le chemin entre le foyer communautaire Jean-Devillers et l’auberge, j’allais à ma voiture en tenant ma chienne en laisse quand d’un coup le traîneau a déboulé. Les meneurs ont sauté sur Lola ; ça a duré même pas deux minutes. Elle hurlait à la mort. Imaginez que ce soit un enfant à la place… »

Le pilote du traîneau est intervenu, plongeant « sous ses chiens » pour sauver le yorkshire. « Il a apparemment eu les bons réflexes », considère un gendarme de la brigade de Giromagny, laquelle s’est rendue sur place. D’après lui, la promeneuse se serait trouvée sur « un lieu de passage » du traîneau, et le yorkshire, « dans la trajectoire » du véhicule chargé de clients. Le musher aurait alors crié : « Barrez-vous ! Barrez-vous ! »

Christiane s’inquiète désormais de la prise en charge des soins. Le professionnel des balades à traîneau a versé un acompte en liquide et s’est engagé à payer les frais de cette rencontre aussi impromptue que catastrophique. « Il est assuré », rassure le vétérinaire. Le montant post-opératoire flirte avec la barre des 1 000 euros. « Ça dépasse le montant de ma retraite », glisse au passage cette ancienne monitrice de ski au Ballon d’Alsace.

DNA-Philippe BROUILLARD (27/02/2017)

 

Ballon d’Alsace - Découverte

Comme un rêve de Grand Nord

Pour découvrir la montagne autrement, la Meute Scoobeedoo, composée d’une quarantaine de chiens et de trois mushers indépendants, emmène les amateurs de nature et de neige en traîneau sur les chemins du Ballon d’Alsace.

L’attelage du musher Cédric, en direction de la Gentiane. Photo : DNA – Norbert Hecht

L’attelage du musher Cédric, en direction de la Gentiane. Photo : DNA – Norbert Hecht

Ils ne se nomment pas Sammy, Vera, Daphné et Fred comme les compagnons du célèbre chien Scoubidou… mais Guillaume, Cédric, et Bartosz. C’est pourtant bien en référence au plus poltron des dogues de dessin animé que les trois mushers, qui ont élu domicile au Ballon d’Alsace, ont baptisé leur meute. L’occasion pour les familiers de la station et les touristes de découvrir à la fois les coins secrets du Ballon et la vie des chiens de traîneaux. Ainsi la famille Cuiec, arrivée de la région parisienne pour les vacances de février. « Nous sommes venus partager ce moment d’exception dans la nature avec les chiens », expose Sébastien, le chef de famille.

Avant le départ en balade, les mushers présentent les chiens et les arcanes de la conduite d’attelage. On y apprend notamment que le mot « musher » vient des conducteurs canadiens français de traîneau qui, pour faire avancer leurs chiens, lançaient « Marche ! », devenu « Mush ! » en anglais.

C’est ensuite l’heure de la balade qui ne laisse personne indifférent. « Une expérience impressionnante, technique, et physique », confie Sébastien, transformé pour l’occasion en copilote. Mais qui procure aussi des moments de pure contemplation.

Pour plus d’information : www.scoodbeedoo.net

DNA-27/02/2017

Publié dans Animaux

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