Cigognes, un joli couple franco-allemand

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Avec deux à trois semaines d’avance, le couple de cigognes du carpodrome de Keskastel a regagné son nid pour la Saint-Valentin. Petite particularité : Madame est Allemande alors que Monsieur est Alsacien.

Agat et Der A1899 sont en couple depuis 2009. Document remis

Agat et Der A1899 sont en couple depuis 2009. Document remis

La spécificité de ces « tourtereaux », c’est leur fidélité. Ils restent ensemble même hors période de nidification, ce qui est assez rare. « Ils sont de retour précocement parce qu’ils ont passé l’hiver en Moselle, tantôt à Pont-à-Mousson, tantôt à Téting-sur-Nied. C’est sûr que la route est moins longue pour rentrer », note Dominique Klein, passionné de cigognes qui suit le couple depuis une dizaine d’années.

Caractéristique intéressante : c’est un couple franco-allemand. Le mâle, Agat, muni d’une bague blanche, est Alsacien, tandis que la femelle, Der A1899, est une Gretchen à la bague noire.

Agat est une cigogne mâle née en 2006 à Obersoultzbach près d’Ingwiller. Il est l’aîné d’une fratrie de trois cigogneaux avec Agas et Agau. Agat « a sans doute passé 2007 et 2008 en Afrique ou en Espagne, mais nous n’avons aucune information. »

Une rencontre en 2009 dans les plaines de la Sarre et de l’Albe

À partir de mars 2009, Agat apparaît à Sarralbe et Keskastel, en couple avec Der A1899. Cette cigogne femelle allemande est née en 2002 à Tübingen, à plus de 200 km de l’Alsace. Le couple s’est rencontré en 2009 dans les plaines de la Sarre et de l’Albe. Les cigognes se sont accouplées et ont construit un nid dans un vieux saule le long de la Sarre.

En huit années, elles auront élevé 15 cigogneaux. « Ce qui est remarquable, c’est leur fidélité, malgré le changement de lieu et de nid, et aussi la faculté de rester ensemble toute l’année. D’habitude, les cigognes se retrouvent en février et se quittent en août ou septembre après le départ des jeunes », précise Dominique Klein.

Un dicton annonce l’arrivée des cigognes à la Saint-Valentin, un beau message pour les amoureux. Comme pour les humains, la fidélité semble être le ciment du couple qui a scellé son union dans la durée. Il est vrai que l’Alsacien et l’Allemande du Bade-Wurtemberg ne migrent plus en hiver. Le couple reste ensemble toute l’année, mais à l’approche de la mauvaise saison, il passe en Moselle. À croire que l’hiver est plus agréable en Lorraine !

On affirme que la cigogne est un porte-bonheur. Une légende germanique prétend qu’elle est la messagère de Holda, déesse de l’amour et de la fécondité. Il y a fort à parier qu’elle va assurer le service après-vente pour la livraison des bébés dans quelques mois !

DNA-DNA-M.-TH.D. (14/02/2017)

 

Hantz, le papa cigogne est de retour

Vendredi matin 10 février, Hantz, le papa cigogne nichant depuis quelques années dans le jardin de Louis Hofmann à Kutzenhausen, est revenu de sa migration, à la grande joie son protecteur.

Louis Hofmann a appelé le couple de cigognes : c’est l’heure du repas.

Louis Hofmann a appelé le couple de cigognes : c’est l’heure du repas.

Depuis de nombreuses années, Louis Hofmann, 94 ans, doyen de la commune de Kutzenhausen s’occupe avec beaucoup d’amour de « ses cigognes », c’est-à-dire celles qui nichent depuis une décennie dans son jardin. Chaque année, à la fin de l’été, le mâle (il s’appelle Hantz) s’envole pour un long voyage vers le sud, tandis que la femelle reste sagement sur place et attend fidèlement le retour de son compagnon. Née en 2005 dans l’enclos de Betschdorf, maman cigogne n’a jamais eu l’instinct migratoire. La pitance se faisant rare, c’est Louis Hofmann qui la nourrit deux fois par jour. Vers la fin de l’hiver, derrière sa large baie vitrée, le vieil homme scrute l’horizon et attend avec impatience le retour de papa cigogne.

Et voilà que vendredi matin, au lever du jour, Hantz était sur son nid. Parti le 8 août dernier, il est revenu chez maman cigogne qui l’a attendu fidèlement durant six mois. Louis Hofmann était aux anges, et sans attendre, il a annoncé la bonne nouvelle à ses amis. Depuis 2011, cette même cigogne revient dans ce même nid où il fait vraiment bon vivre… Et Louis a tout consigné dans un cahier spécial : dates de départ, d’arrivée, de baguage, etc.

En attendant la naissance de cigogneaux

Vers 14 heures, les deux volatiles, visiblement heureux de se retrouver, se sont promenés dans un pré, à une bonne centaine de mètres de leur nid. Louis les appelle, car c’est l’heure du repas : « Hantz ! ». L’appel est entendu : sans attendre, les deux échassiers se dirigent côte à côte vers leur bienfaiteur qui leur lance quelques poussins. Le repas terminé, ils repartent d’un pas tranquille vers l’endroit d’où ils sont venus, sous l’œil bienveillant de leur protecteur. Un autre moment de bonheur pour Louis Hofmann sera la naissance de cigogneaux au printemps. En attendant cet heureux événement, le vieil homme comblera le couple d’échassiers des soins les plus attentionnés.

DNA-E. F.(14/02/2017)

Deux paires de jumelles, des représentations de cigognes et un cahier pour consigner tous les événements de la vie de ses cigognes que Louis Hofmann aime tant. Photos : DNA

Deux paires de jumelles, des représentations de cigognes et un cahier pour consigner tous les événements de la vie de ses cigognes que Louis Hofmann aime tant. Photos : DNA

Val de Moder - Les cigognes de retour

Resteront, resteront pas ?

Depuis une dizaine de jours, une cigogne mâle a fait son retour dans un quartier de Pfaffenhoffen, non loin de la rue des… Cigognes, rejointe par sa compagne quelques jours plus tard.

La cigogne, sur son mât perchée, semble bien triste, des hommes l’empêchant de construire son nid pour accueillir sa compagne et une future descendance…. Photo : DNA

La cigogne, sur son mât perchée, semble bien triste, des hommes l’empêchant de construire son nid pour accueillir sa compagne et une future descendance…. Photo : DNA

Ce couple vient depuis trois ans se poser sur le grand mât de la ligne à haute tension situé à l’angle des rues des Perdrix et des Rossignols. Un spectacle souvent suivi par les riverains qui ont d’abord assisté à la construction du nid en 2014, à la naissance d’une première couvée de deux cigogneaux puis leur envol. Une histoire qui s’est répétée en 2015 avec à nouveau deux naissances.

Mais voilà qu’à l’automne de cette même année, une équipe de l’ES a démonté ce nid, invoquant un danger d’électrocution pour les cigognes, tout en érigeant un mât quelques dizaines de mètres plus loin. Mais force a été de constater qu’au printemps 2016, les cigognes ne voulaient pas de ce nouveau mât et ont donc réinstallé un nouveau nid à leur ancien emplacement.

Des lames en forme de hérisson

Ce nid douillet a une nouvelle fois vu une naissance, cette fois-ci de trois cigogneaux et peut-être d’autant de nouveaux nés dans le quartier?

Mais, bref, l’ES a une nouvelle fois employé les grands moyens en détruisant, en fin d’année, ce nid, tout en installant cette fois-ci des lames en forme de hérisson au-dessus du mât devant ainsi empêcher toute reconstruction de nid. Ce qui d’ailleurs semble faire son effet.

Le couple de cigognes tente de reconstruire un nid, mais aucune branche ne tient désormais au sommet du mât. Les riverains sont donc un peu tristes, voire désolés de voir qu’on puisse empêcher l’oiseau, emblème de l’Alsace, de s’installer si près d’eux. Ils ont même peur, que par manque de nid, les deux cigognes puissent trouver refuge ailleurs, mais trop tardivement pour avoir une nouvelle couvée. Et la rue des Cigognes se verraient orpheline de ses… cigognes.

DNA-DNA-25/02/2017

On en parle - Obernai

Enfin la bonne année pour les cigognes ?

Un couple de cigognes fait claquer son bec en plein centre-ville d’Obernai depuis début mars. Photo : DNA

Un couple de cigognes fait claquer son bec en plein centre-ville d’Obernai depuis début mars. Photo : DNA

Un couple de cigognes a pris ses quartiers depuis une petite semaine sur le nid installé au sommet du restaurant de la Halle aux blés, à Obernai, dominant la place du Marché. Il semble bien installé et craquette allègrement. Une troisième cigogne s’est même posée juste à côté ces derniers jours.

Mais cela sera-t-il suffisant pour briser la malédiction d’Obernai avec les cigognes ?

En 2010, Daniel Irion, gérant de plusieurs restaurants au centre-ville d’Obernai, a entrepris de faire revenir le volatile en leur aménageant un nid douillet. Mais s’il y a déjà eu des naissances, jamais les cigogneaux n’ont survécu.

En attendant, c’est un petit supplément d’attraction touristique dont bénéficie Obernai.

DNA-DNA-G. Muller (08/03/2017)

Publié dans Le miracle du matin

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Dominique 19/02/2017 18:27

merci Louis
merci Jean-Louis