Un Bac « option chasse » à Limoux dans l'Aude

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Cas unique en France, des élèves de l'Institut Saint-Joseph de Limoux, dans l'Aude, préparent un bac option chasse. Durant leur formation, les lycéens vont passer le permis de chasser, l'agrément piégeur et le brevet de chasse à l'arc.

Un Bac « option chasse » à Limoux dans l'Aude

Depuis plusieurs années, des formations étaient dispensées avec la Fédération des chasseurs de l'Aude en dehors du temps scolaire et pédagogique, dans cet établissement privé sous contrat. Mais c'est la première année que cette option est disponible dans ce lycée agricole de Limoux qui dispense également des formations forestières.

 

La formation a été validée par la DRAF, la Direction Régionale de l'Agriculture et de la Forêt d'Occitanie.

France3 Languedoc-Roussillon (25 janvier 2017)

Un Bac « option chasse » à Limoux dans l'Aude

Etonnant à Limoux : une option chasse au bac !

L’institut agricole Saint-Joseph travaille en collaboration avec la fédération de la chasse et de la nature de l’Aude depuis des années.

 

 

Depuis plus de dix ans maintenant, la fédération de la chasse et de la nature collabore étroitement avec l’institut agricole Saint-Joseph à Limoux. En effet, pour la première fois en France, un établissement scolaire devenait centre officiel d’examen du permis de chasse. Une satisfaction pour Gilles Olive, enseignant forestier à l’institut Saint-Joseph, à l’origine de cette collaboration.

 

Chaque année, c’est entre 10 et 20 élèves qui choisissent de passer l’examen du permis de chasse au sein de l’établissement. «À une époque, cela représentait près de 10% des permis délivrés dans le département chaque année». Depuis, l’établissement propose également des formations agrément piégeur et chasse à l’arc, avec des membres de la fédération qui viennent donner des cours aux élèves.

 

Mais depuis cette année, l’institut agricole se distingue une nouvelle fois, en proposant une option chasse au baccalauréat, option qui a été validée par le ministère de l’agriculture. En juin 2017, les premiers futurs bacheliers pourront tenter de gagner quelques points grâce à leurs talents de chasseur. «L’option a été coécrite par des techniciens de la fédération et moi-même. Ils ont apporté le fond, et pour ma part la forme et la pédagogie», explique l’enseignant. «Les élèves passaient le permis de chasse, mais cela n’était pas valorisé dans leur formation. C’est une façon de mettre en avant et de récompenser leur travail que de pouvoir le proposer comme option au bac».

 

Les élèves devront, au cours de leur année de 1re et de terminale, préparer un dossier sur un gibier de leur choix: la biologie de lespèce, lhabitat, lenvironnement, etc., et devront, dans un second temps, présenter ce dossier devant un jury composé de membres de la fédération et de leur enseignant. «Je suis certain que tout cela a des répercussions sur la renommée et l’attrait de l’institut Saint-Joseph. Certains jeunes viennent justement car nous proposons l’examen du permis de chasser depuis des années. Proposer une option chasse pour le bac ne peut qu’être un plus», estime Gilles Olive

 

L’Indépendant (7 décembre 2016)

 

 

Vidéo : La connerie humaine dans toute sa splendeur "Un Bac option chasse à Limoux dans l'Aude" (1 :46)

Signez la pétition en ligne ici

 

Publié dans Chasse

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P.W 06/02/2017 08:32

Bravo a Mr Olive, très belle initiative, Heureusement que des personnes comme ca défende le monde de la chasse. Ca change des écolos intégriste qui connaisse rien a la nature et qui nous donne des leçons.

Jean-Louis 06/02/2017 19:59

Il y a des écolos intégristes tout comme il y a des chasseurs stupides et manifestement ignares ! Si l’école est faite pour permettre aux élèves d’acquérir des bases sérieuses et solides pour leur avenir, la chasse n’a, quant à elle, strictement rien à y faire !

N’en déplaise à P.W., les établissements scolaires n’ont pas à servir de tremplin au milieu cynégétique pour dévoyer de futures recrues : ce n’est pas le rôle de l’éducation nationale qui, au contraire, ferait mieux d’inculquer le respect de la Vie aux jeunes plutôt que de s’associer à de telles mascarades…

Agnès Robert 01/02/2017 06:07

Honteux que cet apprentissage du meurtre au sein de cet établissement scolaire : nous payons des impôts et œuvrons pour une meilleure vie pour les jeunes gens, pas pour leur apprendre à devenir des destructeurs meurtriers !

Jean-Louis SCHMITT 31/01/2017 13:40

En tant que naturaliste, je suis évidemment consterné par de telles initiatives qui, à mon sens, sont en contradiction totale avec les principes élémentaires de sauvegarde de la faune sauvage et de la biodiversité dans son ensemble et ce quoique prétendent les instigateurs de ces fausses « bonnes idées »... Je condamne avec force l’intrusion des fédérations de chasseurs dans les établissements scolaires ce qui est, ni plus, ni moins que du lobbying déguisé !

D.S. 31/01/2017 13:33

Et si, au lieu d'apprendre à chasser, on leur avait proposé comme option :
- photo animalière
- enregistrements des "bruits" de la nature
- dessin de la faune et de la flore
- soin aux animaux blessés…
L'émotion de la "capture" aurait été à mon avis tout aussi forte, et la récompense davantage méritée.
L'odeur et la vue du sang en moins me direz-vous !
Maintenant, si priver ces ados de cela leur gâche tout le reste, je les plains de tout cœur...
Pour éprouver des "émotions fortes" que leur restera-t-il à expérimenter si, pour glaner quelques points au BAC, ils n'hésitent déjà plus à tuer ?

Catherine S. 31/01/2017 12:41

Scandaleux ! C'est n'importe quoi mais, les chasseurs se sentent soutenus par les politiques et en profitent pour faire leur lobbying partout où ils peuvent... Que font les ministères ?

Denis S. 31/01/2017 11:26

N’en jetez plus !

Après les langues régionales (de mon temps on était puni lorsqu'on les pratiquait), les dialectes exotiques, les pratiques les plus diverses comment en sommes-nous arrivés, n'ayons pas peur des mots, à proposer d’"apprendre à tuer".
Je comprends que dans un lycée agricole, par amour de la nature, on se penche sur la vie sauvage, que l'on s'intéresse aux biotopes, à la botanique… mais pourquoi ne pas en être resté là et y avoir ajouté cartouches, fusils, arc et flèches ?
Comment peut-on à 18 ans, âge auquel on déborde de vie, où il y a tant de choses positives à réaliser choisir l'option "tuer" ?
Comment des adultes responsables d'adolescent(e)s n'ont-ils rien de plus passionnant à leur mettre entre les mains et dans la tête qu'une arme ?
A quand les options "détrousser les vieux dans le métro", "arnaquer via internet", "rouler vite et bourré", "gagner, gagner, le reste on s'en fout", "étrangler vite fait bien fait", "mentir sans sourciller", "boire ou fumer plus besoin de choisir", "son premier million avant 20 ans", "du paradis artificiels au paradis fiscal"...
Si j'étais Jean-Pierre Mocky je proposerais pour le ciné-club de cet établissement, après "Pour une poignée de dollars" le tout nouveau "Pour quelques point de plus au bac" !

En voyant de là où il est ce qui se passe dans cet établissement scolaire à son nom, Saint Joseph doit avoir honte que l'on associe son patronyme à un tel projet pédagogique douteux !
Saint Hubert doit râler qu'on lui ait piqué son cor de chasse et Saint François doit pleurer à chaudes larmes ses petits protégés sacrifiés pour quelques misérables points...

Maryse 30/01/2017 23:45

L'Éducation Nationale est tombée bien bas, très bas.
On tolère toutes et n'importe quelles fautes d'orthographe, on apprend à tuer.....
Au secours ...... Où sont les valeurs de la France ?

J. P. 30/01/2017 20:31

Je crains que ça fasse tache d'huile pour d'autres pratiques , avec d'autres espèces , qu'il ne faut pas nommer pour ne pas en plus leur donner des idées, soyons très vigilants .
- Pas sûr que Saint-Joseph cautionne ces tristes sires et leur établissement qui crucifient les animaux qu'ils préfèrent appeler gibier ; il leur restera toujours Saint-Hubert qu'ils invoquent le plus souvent !

BJ 30/01/2017 20:28

Et l’« option connerie » c’est pour quand ?

Léna 30/01/2017 20:28

Eh bé : ce n’est pas comme ça qu’on va sauvegarder la biodiversité. Le plaisir de tuer semble avoir encore de beaux jours…

Jeanne D. 30/01/2017 20:14

"Option chasse", piégeur, chasse à l'arc... manque encore l'option "déterrage" et, tant qu'on y est "vénerie" !
Dans le genre émulation : les établissements dans les villes pro corrida pourraient aussi proposer une "option charcutillage de taureaux"... Vraiment n'importe quoi !!!

Magalie 30/01/2017 20:08

Sans doute que le chef de l’institut agricole Saint-Joseph en question est lui-même chasseur ! Voilà qui ne m'étonnerai pas... En tous cas, l'initiative est aussi stupide qu'elle n'est indécente !

Roger M. 30/01/2017 20:05

C'est scandaleux ! Et pourquoi pas une option "faire le djihad" ou "torture" pendant qu'on y est ? Comment voulez-vous que notre société évolue vers un quelconque "mieux" avec des idées pareilles ?

Michel Schliffer 30/01/2017 20:01

C'est le début d'une "américanisation"...!!!

Jean-Louis 30/01/2017 18:06

Mal informé sans doute, je tombe des nues !
Voilà donc encore une intrusion scandaleuse des chasseurs dans les établissements scolaires avec, de surcroît, cette abjecte « option BAC » !
Est-ce en apprenant aux jeunes comment massacrer des animaux qu’on leur fera découvrir la faune et la flore de notre pays ? A priori, le but n’est pas là mais, bel et bien de rajeunir une population en nette perte de vitesse puisque le nombre de chasseurs baisse d’année en année !

guigue 08/02/2017 18:32

garde tes conneries pour toi on s'en fou