Tisser la trame

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Élève modèle dans la restauration ou du moins le maintien d’un écosystème remarquable, Bischoffsheim (Bas-Rhin) poursuit sa politique visant à dessiner durablement une trame verte.

La commune a engagé une politique de gestion intensifiée des talus et haies pour limiter les risques d’éboulement et la restauration de leurs intérêts biologiques. Doc remis – LPO Alsace

La commune a engagé une politique de gestion intensifiée des talus et haies pour limiter les risques d’éboulement et la restauration de leurs intérêts biologiques. Doc remis – LPO Alsace

Premier pilier de cette politique environnementale : les bords de chemin (haies, talus). Une gestion différenciée est en place depuis l’an dernier. Les ouvriers communaux disposent désormais d’un plan de fauche adapté à chaque espace, notamment le Bischenberg et le ried. Cela se traduit par une fauche annuelle et tardive des bords de chemin (octobre et novembre) et une coupe nette au lamier à bras des branches dans les haies. C’est une question de respect de l’intérêt biologique (corridor écologique remarquable pour certaines espèces comme l’abeille), de gestion des risques (prévention de l’érosion des talus et coulées de boue) et de maîtrise des coûts (usure des machines et carburant).

Autre milieu sur lequel se penche la commune : le ried. Pour la première fois depuis une dizaine d’années, des agriculteurs ont remis en herbe 6-7 ha de terrains communaux – la commune en possède 300.

« C’est exceptionnel »

« C’est exceptionnel », apprécie Christian Braun, adjoint en charge de l’environnement. « Sur une décennie, deux agriculteurs ont réussi à tirer une seule fois un bénéfice financier de ces terres avec la culture du maïs et du blé. Avec de l’herbe, la récolte est possible chaque année. C’est du gagnant-gagnant : la ressource en eau et la biodiversité sont favorisées, les revenus agricoles assurés. »

En 2017, 1,5 ha va également être rendu à la nature. Il s’agit d’une ancienne prairie (incluant un vieux chenal de l’Andlau) servant à stocker du bois suite à la tempête de 1999.

Cette renaturation s’inscrit dans le cadre des mesures compensatoires exigées pour la réalisation des pistes cyclables entre Krautergersheim et Hindisheim et Kertzfeld et Stotzheim. « Le conseil départemental nous a sollicités pour ce terrain délabré. Dans cinq-six ans, on ne verra plus la différence. »

DNA-A.HY. (15/01/2017)

Publié dans Initiative, Environnement

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