Le (petit) miracle du jour…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Aujourd’hui, c’est René, un fidèle du blog, qui souhaite partager avec nous sa rencontre du jour : « Ce matin, un Faucon crècerelle, peu farouche, m’a laissé l’approcher beaucoup plus près que sa distance de fuite habituelle. La température était autour de 0° aussi, peut-être ne voulait-il pas dépenser de l’énergie pour fuir, me jugeant probablement peu dangereux avec mon petit boitier Sony d’un autre âge (bridge avec zoom 28-560 mm équivalent 24/36 ). Je suis peut-être tombé sur le seul et unique Faucon crècerelle ¨Geek¨ du secteur ! ».

Merci René !

 

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Photo : René Michaud

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Photo : René Michaud

Petit rapace de la taille d'un pigeon, le faucon crécerelle est l'oiseau de proie le plus courant, et c'est celui qui apparaît le plus souvent dans les zones habitées. Le faucon crécerelle se distingue de l'épervier par ses ailes plus pointues et sa poitrine mouchetée et non striée.

Le mâle est plus petit et plus fin que la femelle. Les mâles ont une tête et la queue gris-bleu, avec l'arrière du corps roussâtre, moucheté de noir ; les extrémités des ailes et la queue sont noires. Le dessous est bleu-gris avec des rayures foncées. Les femelles, plus grandes et plus trapues, ont le dessus brun roussâtre rayé et le dessous grisâtre avec des rayures foncées. Le faucon crécerelle se voit le plus souvent en vol, où ses longues ailes étroites et pointues le différencient de l'épervier d'Europe dont les ailes sont plus larges. Lorsqu'il est perché, il a une posture dressée et une charpente fine caractéristiques.

Avec la buse, le faucon crécerelle est le rapace diurne le plus commun en Europe et le seul qui niche jusque dans le centre des très grandes villes dans une grande variété de sites, y compris les toits de bâtiments et les cavités des arbres. Il est facile à reconnaître grâce à son habitude de voler sur place pour repérer ses proies. On le voit aussi planer, les ailes immobiles, face au vent. Le vol sur place lui permet d'examiner rapidement de vastes étendues de terrain.

Cette technique de « vol sur place » est typique de l'espèce. Le faucon plane haut dans le ciel, presque immobile au-dessus de sa proie insouciante, puis il plonge en piqué sur la proie repérée. Le faucon crécerelle se sent autant chez lui à la campagne que dans un environnement urbain, mais il préfère cependant chasser à découvert ; c'est la raison pour laquelle il visite moins fréquemment les jardins que l'épervier d'Europe, son proche parent. Plus rarement, un couple de faucon crécerelle peut s'établir dans un grand jardin ou sur un terrain étendu qui lui permet de chasser.

Source : L’oiseau libre

Vidéo : Le faucon crécerelle (5:08)

Photos : René Michaud
Photos : René Michaud
Photos : René Michaud
Photos : René Michaud

Photos : René Michaud

Publié dans Le miracle du matin

Commenter cet article

René 16/01/2017 20:41

Un très bel article bien documenté comme d’habitude.
J’espère pouvoir sortir cette semaine dans les grands froids qui nous sont annoncés afin de tenter
encore une (ou des) heureuse(s) rencontre(s)...
Mais cela ne se commande pas... ce serait trop beau !

Micheline Renaud 15/01/2017 21:26

Bonsoir,
J'aime bien votre blog que je trouve d'une étonnante diversité et très instructif... Parfois, on y découvre même des sujets drôles : ça change de la gravité d'autres, pourtant tellement nécessaires !
Continuez à nous informer de la sorte !
Personnellement en tous cas j'en redemande.
Bon courage. MR (Vendée)

Christèle JEAN 15/01/2017 15:51

J'aime beaucoup les oiseaux et ai une tendresse particulière pour les rapaces. J'en observe souvent autour de chez moi (surtout des crécerelles...) et aime bien leurs longues évolutions façon "St. Esprit" !
Comme l'intervenant précédent, je constate moi aussi, une baisse de fréquentation des mangeoires (j'habite en Moselle) ce qui m'attriste...

Richard M. 15/01/2017 15:45

Jolie... Merci pour le partage de cette sympathique rencontre !
Le faucon crécerelle est effectivement assez commun mais chaque rencontre n'en demeure pas moins chouette... surtout à une période où les oiseaux en général semblent avoir tendance à, curieusement, se raréfier !
Serions-nous -et surtout les oiseaux- en train de payer nos divers abus (pesticides etc.) ?