De nouveaux obstacles à la fermeture, selon le Canard Enchaîné

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La composition du conseil d'administration d'EDF et la présidentielle qui approche sont autant d'obstacles à la fermeture prochaine de la centrale nucléaire de Fessenheim...

De nouveaux obstacles à la fermeture, selon le Canard Enchaîné

L'hebdomadaire satirique le Canard Enchaîné, publié ce matin, révèle qu'un nouvel obstacle à la fermeture de Fessenheim se dresse devant le président Hollande, qui en avait pourtant fait l'une de ses promesses de campagne et qui l'avait rappelé durant son mandat.

En effet, chez les administrateurs d'EDF, l'Etat n'est pas majoritaire, même s'il l'est au capital de l'énergéticien (85%). Le Canard Enchaîné explique que plusieurs de ces administrateurs ne pourront pas s'exprimer lors du conseil d'administration du 24 janvier, lorsqu'il s'agira de décider ou non la fermeture de la centrale alsacienne. Six administrateurs sur 18, qui sont nommés par l'Etat, seront considérés comme en situation de "conflit d'intérêts" lors de ce conseil d'administration. D'un côté, comme représentants de l'Etat, ils voudront fermer la centrale au plus vite et négocier les indemnisations les plus faibles possibles pour EDF (pour l'instant, le gouvernement a proposé une somme de 400 millions d'euros). De l'autre côté, comme représentants des intérêts d'EDF, ils devront au contraire négocier l'indemnisation la plus élevée possible.

Le Canard Enchaîné rappelle qu'en outre, six autres administrateurs sont les représentants du personnel et qu'ils devraient s'exprimer contre l'arrêt de la centrale alsacienne. Les six autres administrateurs restant sont des "indépendants" et une majorité d'entre eux pourraient également voter contre l'arrêt... L'hebdomadaire satirique raconte que certains d'entre eux auraient été convoqués à l'Elysée afin qu'ils modifient leur position.

Si l'indemnisation proposée par l'Etat était refusée, la centrale conserverait son autorisation d'exploiter, pendant plusieurs mois supplémentaires. Et la fermeture n'aurait pas lieu avant la fin 2018, au mieux. Le "Canard" croit enfin savoir que plusieurs administrateurs ont les yeux rivés sur la présidentielle des 23 avril et 7 mai prochains. Plutôt qu’un refus pur et simple, le conseil d’administration reportera vraisemblablement sa décision à sa prochaine réunion, en juin. Beaucoup de candidats déclarés sont en effet défavorables à la fermeture de Fessenheim...

DNA-D. T. (11/01/2017)

Publié dans Nucléaire

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Agnès Robert 12/01/2017 19:54

Ben voyons...Continuons à faire de cette pauvre planète une poubelle nucléaire pour l'éternité (Merci EDF and Co et tous les décideurs impliqués, ce qui est chouette est que vos enfants et petits-enfants profiteront eux aussi du honteux cadeau) et continuons de faire comme si les radiations ne provoquaient pas de plus en plus de cancers et atteintes majeures de la thyroïde... et comme si nous allions un jour être capable de gérer cette infamie !

Jean-Louis 11/01/2017 20:06

Il n’y a guère que les naïfs à avoir pu croire à cette fermeture qui, pourtant était une « promesse de campagne » !
Mais, comme on le sait : « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ou ceux qui y croient»…
Avec les élections qui se profilent, le feuilleton « fermera, fermera pas… » sera définitivement clos ! En sera-t-il autant pour NDDL ? Rien n’est moins sûr ! En attendant, les pro-nucléaires peuvent jubiler et leur vieille centrale continuer à nous empoisonner l’existence !