Complainte des arbres abattus

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Théo Schimpf, maire honoraire de Seebach, réagit à l’abattage d’arbres par la municipalité à l’arrière de la salle des fêtes...

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« Nous étions l’ombrage ami lorsqu’a brûlé le soleil d’été, le refuge des oiseaux pendant les froides nuits d’hiver, les spectateurs et sentinelles de vos fêtes et jubilés. Par la verdure de nos manteaux nous avons captivé vos regards, nos fleurs ont accueilli bourdons et abeilles et délivré leurs douces senteurs. À nos pieds les hérissons souvent faisaient escale, sur nos troncs et branches les coccinelles prospéraient, les papillons virevoltaient dans les airs, se posaient délicatement sur notre feuillage. Nous vivions pour calmer les vents, retenir les eaux, tempérer le climat et embellir votre paysage. Il nous a fallu un quart de siècle pour devenir ce que nous étions, majestueux, fiers et vigoureux, témoins silencieux de votre histoire. Après les conifères de la rue de la Paix, les noisetiers de Byzance de la place de la Mairie et nos frères aînés du périscolaire et de l’école élémentaire, c’était notre tour.

Vous nous avez abattus pour quelque avantage hypothétique en monnaie sonnante, pour un projet qui, nous le souhaitons, ne verra jamais le jour.

Alors nous rêvons qu’ici même, sous l’impulsion d’hommes et de femmes de bonne volonté, aura lieu une nouvelle plantation de notre noble espèce, qu’il lui sera laissé le temps de croître, de s’épanouir et de devenir à son tour majestueuse, fière et vigoureuse pour le plus grand bonheur de nos enfants et petits-enfants. »

Théo Schimpf (8 janvier 2017)

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Publié dans Environnement

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Denis S. 11/01/2017 13:52

Si tu ne peux pas planter un arbre, coupes-en quelques-uns...
Si tu ne peux pas construire, détruis...
Si tu ne peux pas donner, prends...
Si tu ne peux pas aimer le vivant, sème la mort...
Si tu ne peux pas améliorer le monde, pourris-le...
Ainsi au moins auras-tu réalisé quelque chose...
Et si nous intitulons ces quelques lignes "minables je vous plains", peut-être aurons-nous même fait aujourd'hui œuvre utile...