Tribunal de Mont-de-Marsan : amendes et retraits de permis pour les chasseurs d'ortolans

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Le tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan a confirmé ce jeudi les peines réclamées par le ministère public il y a quinze jours. 

Tribunal de Mont-de-Marsan : amendes et retraits de permis pour les chasseurs d'ortolans

Le tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan a confirmé ce jeudi après-midi les peines réclamées, il y a quinze jours, par le ministère public. Les 11 chasseurs landais d'ortolans renvoyés devant la justice ont écopé d'amendes de 1 000 euros, plus ou moins recouvertes de sursis. Les juges ont également ordonné des retraits de permis de chasse avec interdiction temporaire de le solliciter pendant trois mois. Au grand dam des prévenus, la destruction des scellés (leurs matoles) est aussi prononcée, assortie de contraventions de 150 euros (majorées de 50 %).

Le tribunal a également accepté la constitution de partie civile de la LPO et demandé à chacun de verser à l'association 300 euros de dommages et intérêts (et 100 euros au titre des frais de justice).

Le chasseur confondu pour avoir piégé des pinsons est sanctionné plus sévèrement (1000 euros d'amende avec 300 euros de sursis, six mois de retrait, au lieu de trois, et 400 et 100 euros de dommages et intérêts pour la LPO). 

Dix jours pour faire appel

Les chasseurs (qui ne souhaitaient pas faire de déclaration) ont dix jours pour faire appel. Avocat dans une affaire criminelle en cours, Me Frédéric Dutin, leur conseil, prendra le temps de les revoir pour en discuter. Au terme d'un court entretien dans la salle des pas perdus avec Jean-Jacques Laguë mais aussi Régis Hargues, celui qui avait plaidé la relaxe a simplement pris le temps de témoigner de leur "colère" teintée d'"incompréhensions".

SUD OUEST (1/12/2016)

Tribunal de Mont-de-Marsan : amendes et retraits de permis pour les chasseurs d'ortolans

Un sénateur des Landes au soutien des chasseurs d'ortolans : "Un combat juste"

Jean-Louis Carrère était cité comme témoin jeudi, dans le procès de 11 chasseurs landais.

Le sénateur Carrère dans la salle d'audience du tribunal montois, jeudi. © V. D.

Le sénateur Carrère dans la salle d'audience du tribunal montois, jeudi. © V. D.

« J'assume avoir parlé de cette tolérance en juillet 2015. Des preuves écrites, je ne pourrai évidemment pas en fournir. Et, c'est vrai, j'étais absolument conscient que c'était bancal. » Cité comme témoin, le sénateur socialiste landais, Jean-Louis Carrère, est venu jeudi « assumer une part de responsabilité ». Le parlementaire a reconnu « un échec » mais aussi évoqué « un combat juste, qui pourrait déboucher sur une dérogation ».

Le sénateur a ensuite mis en avant son implication financière, et celle des chasseurs landais, pour contribuer à une étude sur l'ortolan portée par le Museum d'histoire naturelle. Il a surtout beaucoup parlé de ses relations politiques passées, avec des élus qui ont longtemps « toléré ». Mitterrand le premier, Jospin, puis son « camarade de lycée », Juppé… Des relais qu'il ne trouve plus ni auprès de la ministre de tutelle, ni auprès du préfet.

SUD OUEST (18/11/2016)

Publié dans Chasse

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