Pour en finir avec l’enfermement, la mutilation… causés aux animaux d’élevage

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Extrait du Colloque : «Le Bien-être animal, un enjeu de justice et de paix» qui s’est tenu à Strasbourg (22 octobre 2016)

Sébastien ARSAC, scientifique de formation, cofondateur et directeur des enquêtes de l’association L214, il présente la réalité des pratiques d’élevage, de transport et d’abattage de ces animaux que l’on reconnaît comme "sentients".
Il donne des pistes alternatives au modèle agricole et alimentaire actuel pour envisager une société plus juste, capable d’entretenir des relations d’empathie avec les animaux qui partagent leur vie avec nous sur la terre.

Sébastien Arsac-L214

Sébastien Arsac-L214

Le bien-être animal, un enjeu de justice et de paix
 

"Les animaux sont des êtres vivants possédant sensibilité, émotions, intelligence, liens sociaux. La frontière avec notre espèce est en train de se fissurer de toutes parts.
Des hommes ont maintes fois, dans l'histoire, tracé envers d'autres hommes la frontière arbitraire qu'ils avaient appris à construire avec les animaux. Or les hommes reçoivent la violence qu'ils ont donnée et connaissent en retour la souffrance, ou construisent un blindage contre la compassion, la pensée libre et le sens éthique.
Contre la folie guerrière des hommes et la dévastation de la planète, s’élève le respect de toute vie, à commencer par l’amour de soi et de ses semblables. Le noyau lumineux des religions, les réflexions philosophiques et les connaissances scientifiques éclairent le chemin. Les églises chrétiennes peuvent devenir acteurs du bien-être animal. Le droit et la politique doivent intégrer que l’animal est "sentient".
Le défi de notre système de gouvernance est de dompter les forces économiques qui font obstacle à la bienveillance, à la responsabilité, à la compassion. Elus et candidats doivent se positionner.

 

Dans le domaine des productions animales règne le verrouillage socio-technique. Nous appelons les professionnels, qu’ils soient agriculteurs, ouvriers, techniciens, vétérinaires, chercheurs, fonctionnaires, directeurs, artisans, industriels, commerçants, élus ou préfets :
- à sortir de la soumission au diktat économique
- à sortir de la langue de bois, du fatalisme, de la violence qui imposent aux animaux des privations et des performances extrêmes dans le déni de leurs besoins et de leur nature, et trop souvent la brutalité,
- et à se mettre autour d’une table pour organiser la viabilité économique de la grande transition du « Moins mais Mieux », afin de réduire la quantité de protéines animales et viser l’excellence des conditions d’élevage et autres pratiques"...

Sébastien ARSAC, pour en finir avec l’enfermement, la mutilation causés aux animaux d’élevage. (47 :31)

Publié dans Portrait, Animaux

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Gavelle 04/12/2016 10:24

Pour en finir avec cette cruaute envers les animaux