Les compteurs Linky pas plus nocifs qu’une télé

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Le compteur électrique connecté d’Enedis émet des ondes électromagnétiques très faibles, pas plus dangereuses que celles d’autres appareils domestiques.

Deux millions de compteurs Linky ont déjà été installés en France. Photo AFP

Deux millions de compteurs Linky ont déjà été installés en France. Photo AFP

Faut-il avoir peur de Linky ? Depuis son arrivée en 2011, le compteur électrique « intelligent » d’Enedis suscite des craintes, notamment à propos de l’impact sur notre santé des ondes électromagnétiques produites par son utilisation. Des inquiétudes justifiées ? A priori, non, répond l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dans un avis rendu public jeudi.

Pour permettre le relevé d’informations à distance, le compteur Linky est connecté de manière filaire à un poste de distribution d’électricité, via un concentrateur, avec lequel il échange grâce au courant porteur en ligne (CPL). Ce courant crée un rayonnement électromagnétique, venant à la fois du compteur et des communications qui parcourent les câbles.

Des échanges peu fréquents...

Un rayonnement… pas plus important que celui d’autres appareils déjà présents dans nos domiciles : téléviseur, chargeur d’ordinateur portable, plaques à induction, etc., indique l’Anses, s’appuyant sur une étude de l’Agence nationale des fréquences. Les niveaux d’exposition au champ électromagnétique produits par le compteur et la communication CPL sont très inférieurs aux valeurs limites réglementaires (200 fois inférieures selon des mesures à proximité du compteur). L’Anses conclut donc à une probabilité minime d’effets sur notre santé à court ou long terme.

Le compteur Linky produit également des courants transitoires à haute fréquence, équivalents aux parasites créés par la mise en route d’appareils électriques. Actuellement, aucune donnée ne permet de dire que ces courants affectent notre santé aux niveaux mesurés.

La menace des ondes produites par l’usage de Linky serait d’autant plus faible que les communications du compteur avec le concentrateur sont peu nombreuses. Dans les faits, la télé-relève d’informations de Linky a lieu une fois par jour, entre minuit et six heures du matin, et dure moins d’une minute. Le concentrateur peut également le solliciter quelques fois dans la journée pour d’autres opérations.

... mais peu d’études scientifiques

Ces informations sont néanmoins à nuancer au vu du peu de données disponibles. L’Anses reconnaît qu’« il n’existe pratiquement aucune littérature scientifique traitant des effets sanitaires spécifiques de l’exposition aux compteurs communicants ». Elle a sollicité une campagne de mesures auprès du Centre scientifique et technique du bâtiment, dont les résultats devraient être publiés prochainement, afin de préciser l’exposition au champ électromagnétique en situation réelle. L’agence appelle également les opérateurs à informer précisément les usagers du compteur de la fréquence et de la durée de cette exposition.

D’ici 2021, les foyers français devraient accueillir 35 millions de compteurs Linky.

DNA-Léa Bucci (16/12/2016)

 

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Les compteurs Linky pas plus nocifs qu’une télé
Les compteurs Linky pas plus nocifs qu’une télé

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Agnès Robert 22/12/2016 07:01

Cela n'est pas étrange mais habituel. Les fabricants d'objets électroniques ou de produits chimiques nocifs sont mis sur le marché et dans nos vies avec trop peu d'études et/ou des études tronquées. Ces études coûtent cher, Les Etats et les personnes politiques ne jouent plus du tout leur rôle de protecteurs effectifs des populations et il va de soi que ce ne sont pas les fabricants, promoteurs et vendeurs des objets et produits nocifs qui vont publier des résultats révélant les effets délétères de leur moyen d'enrichissement...

Agnès Robert 22/12/2016 07:01

Cela n'est pas étrange mais habituel. Les fabricants d'objets électroniques ou de produits chimiques nocifs sont mis sur le marché et dans nos vies avec trop peu d'études et/ou des études tronquées. Ces études coûtent cher, Les Etats et les personnes politiques ne jouent plus du tout leur rôle de protecteurs effectifs des populations et il va de soi que ce ne sont pas les fabricants, promoteurs et vendeurs des objets et produits nocifs qui vont publier des résultats révélant les effets délétères de leur moyen d'enrichissement...

Michel Schliffer 21/12/2016 18:42

Info ou intox ? Il est aussi dit que très peu d'étude scientifiques ont été menées sur ce sujet ! Étrange !