Ils craignent que la région soit la « poubelle nucléaire » de la France

Publié le par Jean-Louis Schmitt

La région Grand Est commence à ressembler à une « poubelle nucléaire » : c’est ce que prétendent plusieurs associations antinucléaires implantées sur les terres alsaciennes, lorraines et champardennaises, rejointes par des militants des pays frontaliers (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse).

Ils craignent que la région soit la « poubelle nucléaire » de la France

La liste de ces associations qui signent un communiqué commun et constituent un collectif est longue : Anti Atom Netz (Trèves) ; PIER (Sortons du Nucléaire Moselle) ; Stop Fessenheim ; Alsace Nature ; Anti Atom Netz Trier ; Bure Zone Libre (BZL) ; Cattenom Non Merci ; Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR) ; Fessenheim Stilligen Jetzt ; International Aktion gegen Cattenom ; La Qualité de Vie - Ville sur Terre ; les Bure Haleurs ; les Habitants Vigilants de Gondrecourt ; les Citoyens Vigilants des environs de Fessenheim ; Maison de Bure ; Meuse Nature Environnement ; Mirabel Lorraine Nature Environnement ; Réseau sortir du nucléaire ; Sortons du nucléaire Moselle ; Stop Fessenheim ; Stop Transports - Halte au Nucléaire ; Vosges alternative au nucléaire

Les délégués de ce collectif craignent que, « au cœur de l’Europe, le Grand Est devienne la Région-poubelle-du-nucléaire de la France ». Pour étayer ces craintes, ils font la liste des implantations nucléaires de cette grande région : les quatre centrales nucléaires de Fessenheim, Cattenom, Chooz et Nogent-sur-Seine, les cinq « sites poubelles » existants ou en projet (Bure – CIGEO, Soulaines, Morvilliers CIRES, Soulaines TFA2, Soulaine FA-VL), les « sites nucléaires de logistique-tri-conditionnement » d’Epothémont, Saint-Dizier, Void-Vacon, Gondrecourt, Joinville, Gudmont, les deux sites nucléaires militaires de Pontfaverger et Saint-Dizier.

Dix-sept sites qui « menacent grandement les populations françaises du Grand Est et des régions proches, mais aussi les habitants de Belgique, du Luxembourg, d’Allemagne et de Suisse », appuient les antinucléaires, ajoutant que ces sites « vont devoir conserver jusqu’à des millions d’années ces matières radioactives, sans qu’aucune garantie ne puisse être apportée à quiconque à cette échelle du temps ».

Plusieurs réunions de ces associations ont eu lieu récemment à Strasbourg et Nancy. Mardi dernier, une délégation s’est ainsi rendue au Parlement européen à Strasbourg pour rencontrer plusieurs eurodéputés antinucléaires (dont Michèle Rivasi, Rebecca Harms, Claude Turmes, Younous Omarjee et Jean-Luc Mélenchon).

DNA-27/11/2016

 

Publié dans Nucléaire

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