"Il faut sauver les prédateurs" : le coup de gueule de Yves Paccalet

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Entre 1972 et 1990, Yves Paccalet a exploré les océans et marché sur des terres paradisiaques avec le commandant Cousteau. Aujourd’hui, à travers son livre "Eloge des mangeurs d’hommes : loups, ours, requins... sauvons-les" (Arteaud), il lance un cri d’alerte.

"Il faut sauver les prédateurs" : le coup de gueule de Yves Paccalet

Un livre coup de poing. Dans "Eloge aux mangeurs d'hommes : loups, ours, requins... sauvons-les !’’ (Artheaud), le naturaliste Yves Paccalet exhorte les hommes à préserver ces prédateurs dont on a tendance à se méfier.

"Les consciences ont besoin d'être réveillées", explique celui qui a exploré le monde aux côtés du commandant Cousteau entre les années 70 et 90. "Ces prédateurs qui sont des merveilles de la nature (...) sont pratiquement tous en voie de disparition."

"On a besoin de tous ses gêneurs''

Le naturaliste dénonce le côté insatiable de l'être humain : "Il n'y a pas un endroit dans le monde où l'homme ne se donne pas le droit de prélever, y compris la nourriture des prédateurs. On n'a plus de place à leur laisser. On les chasse."

Exemple édifiant : celui du requin. Il y a beaucoup de fantasme autour de cet animal. Comme l'explique Yves Paccalet : "En moyenne, les requins font 10 morts par an. Les éléphants en font 200, les hippopotames 1 000... Le tabac 6 millions." "On a besoin de tous ces prédateurs, de tous ces gêneurs". Et le naturaliste d'avertir : "Si on continue comme ça, dans trente ou quarante ans, il n'y aura plus de tigres, de lions, de panthères, d'éléphants..."

"Il faut sauver les prédateurs" : le coup de gueule de Yves Paccalet

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Denis 28/11/2016 18:33

"Il faut sauver les prédateurs" : Je n'ai évidemment rien contre !
" A exploré le monde avec le commandant Cousteau... " : Laissons les morts en paix !

"Écrire un livre faisant l'éloge du loup, de l'ours, du requin... " : Très bien !

Les qualifier de "mangeurs d'hommes... " : Même à titre de provocation, il n'est pas dans le contexte actuel très heureux de le formuler ainsi. C'est déjà assez difficile de les maintenir en survie en dédommageant les éleveurs pour le prélèvement de quelques ovins. Dire qu'ils mangent des humains, je ne crois pas que les ours, les loups, les lynx aient besoin de pareille "publicité".

"On a besoin de tous ces gêneurs... " : à mettre selon moi entre guillemets et dans le même registre que "nuisibles" et "ravageurs"…

"En moyenne, les requins font 10 morts par an. Les éléphants en font 200, les hippopotames 1 000... " : Des esprits simples ne vont-ils pas en conclure qu'il y a 20 fois plus de raisons de tuer les éléphants et cent fois plus d'éliminer les hippopotames ? Heureusement que l’auteur dénonce aussi les méfaits du tabac. Il aurait pu pour relativiser le caractère "dangereux" des animaux et y ajouter les morts liés à la drogue, à la vitesse, aux armes à feu, à l'alcool, à la violence humaine, à l'agrochimie, à la pollution industrielle...

En résumé, une chose est certaine : dans pas longtemps il n'y aura plus rien à tuer !

Fuchs 28/11/2016 10:36

Bravo pour tous vos articles ! Et celui ci en particulier.