Entre la Mongolie et Lyon, une étape à Lembach

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Sur le chemin du retour entre la Mongolie et Lyon, sa ville d’origine, le cyclotouriste Pierre Gouyou Beauchamps, a passé la nuit du 8 au 9 novembre au chalet du Club vosgien à Lembach.

C’est un des responsables locaux du Club vosgien, Bernard Spill, qui a accueilli Pierre Gouyou Beauchamps sur l’aire du chalet, dans un décor automnal. Photo : DNA

C’est un des responsables locaux du Club vosgien, Bernard Spill, qui a accueilli Pierre Gouyou Beauchamps sur l’aire du chalet, dans un décor automnal. Photo : DNA

Le voyageur est journaliste free-lance pour plusieurs magazines comme Terre Sauvage ou Le Vélo de route autrement. Il avait toujours eu envie de faire un long voyage et a pensé qu’à 36 ans, le moment de partir sur les routes était venu. Ainsi après plus de huit mois et 15 000 km à pédaler, il est arrivé à Lembach mardi 8 novembre au soir. Il en est reparti le lendemain vers midi vers sa prochaine étape, Strasbourg. Il est attendu à Lyon ce dimanche 20 novembre, soit, à quelques jours près, neuf mois après son départ le 16 février dernier.

Pierre Gouyou Beauchamps avait rejoint la Mongolie en sept mois via la Drôme, les Hautes-Alpes, l’Italie, la Croatie, les hauts plateaux d’Anatolie, les déserts brûlants de l’Ouzbékistan, les montagnes d’Asie centrale et les steppes de Mongolie.

« Sur le chemin, j’ai découvert la légendaire hospitalité iranienne, les paysages époustouflants de la Pamir Highway au Tadjikistan, l’une des routes les plus hautes du monde avec des cols à plus de 4 600 mètres d’altitude, raconte le voyageur. Et surtout le mode de vie des nomades mongols : chaque soir, j’étais invité dans une yourte, on partageait le repas, j’observais la traite des yaks, la préparation des plats traditionnels à base de viande de mouton. On essayait de discuter avec nos quelques mots en commun. J’ai découvert qu’on peut aussi parler avec des silences et le langage du corps. »

L’internationale des « cyclonautes »

« Voyager pendant neuf mois permet de prendre son temps, de se déplacer avec lenteur, d’apprécier la transformation des paysages, des visages, des langues. Le vélo est un excellent moyen de transport, on peut aller partout, sur routes asphaltées comme sur pistes, on roule à 18-20 km/h en moyenne. Surtout, on est accessible à la population locale, avec qui le lien s’établit rapidement. Souvent, on rencontre d’autres “cyclonautes” avec qui on taille la route pendant quelque temps. J’ai ainsi roulé avec un Breton, deux Américains, un Écossais, quatre Suisses, deux Français de Chambéry. La communauté de cyclotouristes s’organise le long de la route, on s’échange les adresses de petits hôtels, de magasins de vélos, on s’entraide pour réparer les pépins mécaniques, on se donne des nouvelles de ceux qu’on a croisés. C’est un petit monde qui se déplace sur la planète. »

Arrivé à sa destination finale, Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, le 13 octobre dernier, Pierre Gouyou Beauchamps a embarqué dans le mythique train transsibérien qui l’a mené, au bout de quatre jours et 5 185 kilomètres, à Moscou. De là, il a pris quelques bus pour Berlin où il a à nouveau enfourché son vélo : « J’ai traversé les belles forêts de la région allemande du Palatinat rhénan et j’ai roulé jusqu’à Lembach, où l’on m’a gentiment ouvert le chalet du Club vosgien. ».

Pendant son périple de cyclotouriste, le journaliste a publié régulièrement ses récits de voyage dans les magazines auxquels il collabore. L’on peut aussi les retrouver, ainsi que de nombreuses photos sur son blog de voyage.

Contact:

DNA-Hub. K. (20/11/2016)

Publié dans Initiative, Portrait

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