Contre le GCO, Nouvelle mobilisation

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Hier après-midi, à l’occasion de la venue du commissaire enquêteur à Kolbsheim, une quarantaine de manifestants se sont rassemblés devant la mairie pour réaffirmer leur opposition totale au projet de grand contournement ouest.

Environ 40 manifestants ont acceuilli le commissaire enquêteur, ce mardi après-midi à la mairie de Kolbsheim pour protester contre le GCO. Photo : DNA - E.W.

Environ 40 manifestants ont acceuilli le commissaire enquêteur, ce mardi après-midi à la mairie de Kolbsheim pour protester contre le GCO. Photo : DNA - E.W.

Une poignée de vieux tracteurs soigneusement garés sur le trottoir devant la mairie de Kolbsheim. « Il ne faudrait pas empêcher le bus du réseau 67 de passer », nous dit Philippe Diemer, premier adjoint au maire. La manifestation organisée hier après-midi à Kolbsheim pour la venue du commissaire enquêteur a rassemblé, en milieu d’après-midi, une quarantaine de personnes. Ainsi retrouvait-on des membres du collectif GCO non merci, de l’association Réserve du Bishnoï, des agriculteurs ou de simples habitants du village concernés, de près ou de loin, par les expropriations qui s’annoncent.

« Nous sommes là pour marquer le coup, une nouvelle fois », explique Philippe Diemer en l’absence de Dany Karcher, retenu au même moment à l’Eurométropole de Strasbourg par une réunion sur la requalification de l’autoroute A35, dossier étroitement lié à celui du GCO. Il avait été demandé aux manifestants de venir habillés en tenue des années 70 « pour rappeler l’année où a été conçu ce projet autoroutier », ajoute-t-il. La météo n’aidant pas, peu de personnes s’étaient prêtées au jeu.

« Une nouvelle autoroute pour ramener encore plus vite des fraises d’Espagne ? Pas la peine… »

Qu’à cela ne tienne, plusieurs drapeaux et des banderoles déployées devant la mairie apportaient quelques notes colorées au rassemblement, tandis qu’une sono s’occupait de l’ambiance musicale. Regroupés au milieu des manifestants, Marie-Claire et Freddi sont tous les deux propriétaires de terrains situés sur le tracé du grand contournement ouest (GCO). Ils ne sont pas seulement venus manifester, mais aussi chercher plus d’informations « Depuis quelque temps, nous recevons des courriers incompréhensibles de la part de la société Arcos [filiale de Vinci] qui prépare les expropriations », confie Marie-Claire. Pour Freddi, le GCO ne réglera rien : « Les gens qui vont tous les jours sur Strasbourg ne l’emprunteront pas, et l’A35 sera toujours encombrée. Il y a sans doute d’autres solutions, comme pourquoi pas étendre le tram vers la campagne ? »

Le premier adjoint est sur la même ligne : « Franchement, ils vont nous percer un trou de 200 mètres de large sur 20 mètres de profondeurs pour passer la colline… Ça, on ne pourra plus l’effacer. Vinci nous dit que c’est d’utilité publique. Moi je pense que pour la ville de Strasbourg, l’utilité publique serait de garder ces terres pour nourrir sa population. Si on construit des autoroutes pour ramener encore plus vite des fraises d’Espagne, c’est pas la peine… » Bien que « conscient » des problèmes d’embouteillage aux portes de Strasbourg, l’élu est certain que le GCO n’est pas la bonne solution. « On restera engagés jusqu’au bout, mais franchement, on aurait mieux à faire… Heureusement qu’on est soutenu par presque tout le village. »

DNA-Esteban Wendling (09/11/2016)

Dans la mairie, les propriétaires concernés par les expropriations sont venus se renseigner auprès du commissaire enquêteur. Photo : DNA - E.W.

Dans la mairie, les propriétaires concernés par les expropriations sont venus se renseigner auprès du commissaire enquêteur. Photo : DNA - E.W.

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