Fessenheim - Centrale nucléaire : Le réacteur n° 1 à l’arrêt du 10 décembre au 3 janvier

Publié le par Jean-Louis Schmitt

EDF a annoncé hier qu’il allait étaler jusqu’à la mi-janvier la fermeture temporaire de cinq réacteurs nucléaires en France demandée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), pour des vérifications sur des équipements clés susceptibles de présenter une teneur en carbone excessive.

La centrale nucléaire de Fessenheim voit son réacteur n°1 entrer dans la procédure de contrôle lancée par EDF. Photo : Archives DNA - Christian Lutz-Sorg

La centrale nucléaire de Fessenheim voit son réacteur n°1 entrer dans la procédure de contrôle lancée par EDF. Photo : Archives DNA - Christian Lutz-Sorg

Ces cinq réacteurs font partie des 18 passés au crible par l’électricien public à la suite de la détection d’une anomalie dans la composition de l’acier de leurs générateurs de vapeur, similaire à celle touchant le couvercle et la cuve de l’EPR en construction à Flamanville (Manche).

Dans l’ordre chronologique de fermeture, les installations concernées sont : le réacteur 4 de la centrale de Tricastin (Drôme, du 22 octobre au 19 décembre), le réacteur 1 de Fessenheim (du 10 décembre au 3 janvier 2017), le réacteur 4 de Gravelines (Nord, du 17 décembre au 10 janvier), le réacteur 1 de Civaux (Vienne, du 23 décembre au 15 janvier) et le réacteur 2 de Tricastin (du 23 décembre au 15 janvier).

« EDF poursuit les contrôles destinés à conforter la démonstration que les générateurs de vapeur du parc nucléaire concernés par la problématique de ségrégation carbone sont aptes à remplir leur fonction en toute sûreté », indique le groupe dans un communiqué.

Sur les 18 réacteurs concernés, sept sont déjà à l’arrêt (Civaux 2, Dampierre 3, Gravelines 2, Tricastin 1 et 3, Saint-Laurent B2 et Bugey 4) tandis que six autres ont déjà obtenu le feu vert de l’ASN pour redémarrer et « fonctionnent normalement », précise-t-il.

Pour éviter la répercussion de ces fermetures sur le marché de gros et « des effets spéculatifs », EDF a également demandé au gouvernement de prendre « toutes les mesures nécessaires, dans le cadre du mécanisme d’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), incluant, le cas échéant, la suspension temporaire du dispositif » qui oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire.

La fermeture des cinq réacteurs intervient alors qu’un tiers environ du parc nucléaire d’EDF est déjà à l’arrêt, notamment pour des maintenances techniques planifiées. Ces indisponibilités ont fait grimper les prix de gros de l’électricité ces dernières semaines, alors que l’atome produit environ trois quarts de l’électricité en France.

 

DNA-22/10/2016

Publié dans Nucléaire

Commenter cet article