L'Anémone pulsatille (alias Coquerelle), l’étoile du printemps…

Publié le par Jean-Louis Schmitt

Une timide sous son capuchon, telle est la coquerelle avec son cœur jaune et ses bras poilus...

L'Anémone pulsatille (alias Coquerelle), l’étoile du printemps…

Alors que l'hiver s'accroche encore avec ténacité aux pentes des montagnes ou au causse battu par les vents, une courageuse montre le bout de son nez.

Celui-ci est d'ailleurs poilu, pour ne pas dire velu, et c'est une caractéristique que partagent toutes les parties de cette plante : une pilosité remarquable qui couvre les feuilles, la tige, le bouton et la face externe des pétales.

C'est au mois d'avril, plus ou moins tôt suivant la latitude et l'altitude que cette renonculacée sort de terre pour laisser s'épanouir dix à quinze centimètres plus haut une unique fleur pourpre.

Le cœur est une sorte de petit oursin jaune d'or hérissé de piquants. Cette fleur de six centimètres de diamètre ressemble fortement aux fleurs de cosmos si connues des jardiniers, mais ces dernières ne sont pas poilues.

L'Anémone Pulsatille (Anemone pulsatilla) aime les terrains d'altitude, les pelouses sèches, pourvu que le calcaire y domine. C'est une plante qui ne s'ouvre qu'au soleil et se referme complètement à la moindre goutte de pluie, prenant le vent comme une petite girouette en attendant que passe l'orage.

Cette fleur est toxique, bulbe, racines, tige et fleur comprises ! Elle contient des alcaloïdes très vénéneux, mais elle est parfois utilisée médicalement, car les fleurs cuites au four et réduites en poudre ont la vertu de faire éternuer et de chasser les maux de tête. De fait, ces substances alcaloïdes sont calmantes et analgésiques à certaines doses soigneusement contrôlées.

C'est probablement de là que vient son nom : "pulsatille", qui pulse, par analogie avec les pulsations du cœur que cette plante pourrait réguler...

Il est important de préciser que l’Anémone pulsatille est une espèce sensible que l’on croise souvent dans des sites protégés à l’échelle nationale ou européenne, qu’il s’agira de traiter avec respect. Il est donc impératif de se contenter de l’observer et de prendre quelques clichés afin d’immortaliser la beauté de cette plante. Si toutefois vous tenez à en posséder, il est possible d’en acquérir dans la plupart des jardineries. Vous pourrez ainsi profiter chaque année de la beauté de la fleur à l’arrivée du printemps.

Photos : JLS
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Publié dans Faune-Flore

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Luc 10/04/2016 10:28

Fleurs et photos très belles. Observé hier sur la colline de Dorlisheim. Amicalement
Luc

Jean-Louis 10/04/2016 09:40

Sur le même sujet, voir également la fiche botanique publiée par l'ANAB ( http://naturealsacebossue.over-blog.com/2016/04/l-anemone-pulsatille.html ) avec les magnifiques photos de Roland...